Traces indiennes anciennes trouvées dans la Vallée des Rois

Des archéologues ont découvert des traces d'anciens voyageurs indiens dans la célèbre Vallée des Rois en Égypte, révélant des dizaines d'inscriptions écrites dans trois langues indiennes anciennes différentes. Cette découverte, rapportée par Live Science, jette un nouvel éclairage sur les voyages étendus des visiteurs indiens pendant la période où l'Égypte faisait partie de l'Empire romain, une époque connue pour attirer de nombreux touristes et explorateurs de terres lointaines.
Les inscriptions ont été trouvées dans six complexes de tombes différents dans la Vallée des Rois. Le professeur Ingo Strauch de l'Université de Lausanne, qui a étudié les écrits, a expliqué qu'elles remontent à une époque où l'Égypte était sous contrôle romain et servait de destination populaire pour les visiteurs internationaux. Les découvertes fournissent des preuves directes de la présence indienne dans l'un des sites les plus sacrés et mystérieux de l'Égypte ancienne.
Une inscription particulièrement significative est écrite en sanskrit et a été rédigée par un homme nommé Indranandin, qui s'est identifié comme ambassadeur du roi Kshaharata. Selon l'analyse du professeur Strauch, Indranandin est probablement arrivé en Égypte par bateau au port de Bérénice avec d'autres Indiens avant de voyager à l'intérieur des terres pour atteindre la Vallée des Rois. Ce voyage démontre les capacités sophistiquées de voyage maritime et terrestre des anciens Indiens pendant la période romaine.
Environ la moitié des inscriptions découvertes sont écrites dans une ancienne langue tamoule utilisée dans le sud de l'Inde. Le nom Chikaikorran apparaît huit fois dans cinq tombes différentes, ce qui en fait la personne la plus fréquemment mentionnée dans ces graffitis anciens. La chercheuse française Charlotte Schmid a été particulièrement frappée par le fait que cette personne avait inscrit son nom dans des endroits extrêmement hauts et difficiles d'accès sur les parois des tombes.
Notamment, un exemplaire du nom de Chikaikorran est situé à cinq mètres au-dessus de l'entrée de la tombe du pharaon Ramsès IX, nécessitant un effort considérable et éventuellement un équipement spécial ou une assistance pour atteindre une telle hauteur. Les chercheurs spéculent que Chikaikorran pourrait avoir été soit un soldat mercenaire soit un marchand, bien que son statut exact et la motivation derrière son choix inhabituel d'emplacements d'inscription restent un mystère qui continue de déconcerter la communauté scientifique.
Cette découverte ajoute des informations précieuses à notre compréhension des anciennes connexions internationales entre l'Inde et l'Égypte. Ces inscriptions représentent certaines des premières preuves d'un engagement indien direct avec les sites historiques égyptiens et démontrent que les voyageurs du sous-continent indien exploraient activement et laissaient leurs marques sur des monuments qui étaient déjà anciens même à leur époque. Les découvertes mettent en lumière la nature multiculturelle des voyages et du tourisme dans l'Empire romain et ouvrent de nouvelles voies de recherche sur la diaspora indienne ancienne et les modèles d'exploration.
Les chercheurs continuent d'analyser ces inscriptions remarquables, espérant découvrir plus de détails sur la vie, les professions et les motivations de ces anciens visiteurs indiens en Égypte. La présence d'écrits à la fois en sanskrit et en tamoul suggère que les voyageurs venaient de différentes régions de l'Inde, représentant des origines linguistiques et culturelles diverses au sein de l'ancienne civilisation indienne.
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