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La justice suisse clôt officiellement les poursuites pénales contre Gulnora Karimova

La justice suisse met officiellement fin aux poursuites pénales contre Gulnora Karimova

Une nouvelle retentissante provient de Suisse : le Tribunal pénal fédéral du pays a mis un point final à l'affaire Gulnora Karimova, qui durait depuis de nombreuses années et avait suscité de nombreux débats. Zamin.uz présente cette décision juridique inattendue prise à Bellinzone ainsi que ses motivations.

« Obstacle durable » : Pourquoi la procédure a-t-elle été interrompue ?

Selon les informations diffusées par la chaîne de télévision nationale suisse, le Tribunal fédéral a conclu qu'il existait un obstacle juridique insurmontable à la poursuite de l'action pénale. La raison principale invoquée est l'impossibilité pour l'accusée de participer personnellement au procès.

Il est de notoriété publique que Gulnora Karimova est détenue en Ouzbékistan depuis 2014. Ses défenseurs affirment que, bien que Karimova ait souhaité assister au procès, les autorités locales ne l'ont pas autorisée à quitter le pays.

Le tribunal a qualifié cette situation d'« impossibilité objective ».

L'horizon 2028 et le facteur temps

Le tribunal a également pris en compte un autre aspect crucial : le délai de prescription. Selon les analyses, si Karimova est libérée en 2028, le délai de prescription pour les accusations portées en Suisse aura expiré à cette date.

Par conséquent, il a été jugé qu'il n'était pas juridiquement logique de poursuivre la procédure dans les conditions actuelles.

Réaction des avocats : « C'est en pratique un acquittement »

L'équipe internationale d'avocats de Karimova (Grégoire Mangeat, Fanny Margairaz et Romain Wavre) a accueilli cette décision comme une grande victoire. Selon eux, la reconnaissance du fait qu'un jugement ne peut être rendu sans garantir les droits de l'homme, c'est-à-dire sans la présence de l'accusé, équivaut en pratique à un acquittement.

« Le système judiciaire suisse a confirmé l'existence d'un obstacle durable empêchant la poursuite de la procédure. C'est pour nous une étape importante vers le rétablissement des droits de notre cliente », indique le communiqué de la défense.

Rappel historique : « L'Office » et des accusations de millions de dollars

Pour rappel, cette affaire pénale avait été ouverte en 2012, le ministère public accusant Karimova des faits suivants :

  • Constitution d'une organisation criminelle et direction d'un réseau nommé « L'Office » ;

  • Réception de pots-de-vin de grande ampleur de la part de sociétés internationales de télécommunications ;

  • Blanchiment d'argent et falsification de documents.

Après une enquête de longue haleine, l'affaire n'avait été portée devant le tribunal qu'à l'automne 2023. Désormais, pour des raisons procédurales, l'une des plus grandes affaires internationales contre Gulnora Karimova est classée.

Chers lecteurs, pensez-vous que cette décision de la justice suisse soit juste ? Partagez-vous l'avis selon lequel un procès ne peut se tenir sans la présence de l'intéressé ?

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