Suisse: procès contre Gulnora Karimova et des banques

Une affaire pénale retentissante, initiée il y a 14 ans par les autorités judiciaires suisses, est entrée dans une nouvelle phase. Lundi 27 avril, une nouvelle procédure judiciaire débutera devant le Tribunal pénal fédéral du pays contre Gulnora Karimova, fille aînée du premier président de l'Ouzbékistan, et ses complices. Zamin.uz présentera les détails les plus intéressants et les nouvelles attendues de ce complexe processus juridique.
Au centre des accusations — le réseau criminel «Ofis»
Selon la plainte du Ministère public de la Confédération suisse, une structure criminelle dirigée par Gulnora Karimova et nommée «Ofis» a extorqué pendant des années d'importantes sommes d'argent en pots-de-vin à des entreprises internationales souhaitant accéder au marché des télécommunications de l'Ouzbékistan. Dans le cadre de cette affaire ouverte en 2012, de lourdes accusations de corruption, de constitution de groupe criminel et de blanchiment d'argent à grande échelle sont formulées.
Les banques également mises en cause
La particularité de cette audience est que non seulement des personnes physiques, mais aussi de prestigieuses institutions financières suisses se retrouveront sur le banc des accusés. Notamment, Lombard Odier est poursuivie dans le cadre de la «responsabilité pénale d'entreprise». Bien que les procureurs n'accusent pas directement la banque de blanchiment d'argent, la question sera examinée de savoir si la direction de la banque a pris des mesures suffisantes pour arrêter les flux de fonds suspects et éviter de faire partie d'une chaîne criminelle.
Interrogatoire à Tachkent et le problème des «normes»
Pour la première fois dans son histoire, le tribunal suisse est sorti du pays pour recueillir des preuves et a interrogé Gulnora Karimova une seconde fois à Tachkent début 2026. Cependant, ce processus a suscité de nombreuses objections au regard des normes du droit international:
Les juges suisses ont été contraints de poser leurs questions indirectement, par l'intermédiaire du Procureur général de l'Ouzbékistan;
Les avocats ont refusé de participer à la procédure en raison des exigences de confidentialité et des avertissements concernant la responsabilité pénale.
Cette situation met sérieusement en doute la validité juridique de ces témoignages devant le tribunal suisse.
Le procès peut-il se dérouler par contumace?
La présence physique des accusés dans une salle d'audience à Genève ou à Bellinzone est très peu probable. Gulnora Karimova, 53 ans, purge actuellement une peine de prison en Ouzbékistan, et la localisation de son principal partenaire commercial reste inconnue. C'est pourquoi les juges discutent de la possibilité de juger l'affaire par contumace ou de la diviser en plusieurs parties distinctes.
Chers lecteurs, selon vous, cette célèbre affaire pénale, qui dure depuis 14 ans, parviendra-t-elle enfin à son terme? Que pensez-vous de la responsabilité des banques suisses dans ce processus?
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