Le réseau First VPN utilisé par des cybercriminels en Europe démantelé

Des agences internationales de maintien de l'ordre dirigées par Europol ont conclu une opération de grande envergure contre le service First VPN, populaire parmi les cybercriminels. Dans le cadre de l'opération Saffron, 33 serveurs situés dans 27 pays ont été saisis. Selon les enquêteurs, ce service servait de plateforme pour dissimuler des activités illégales. C'est ce que rapporte Ixbt.com rapporte .
L'opération a impliqué les forces de l'ordre de 18 pays, dont la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse. Les principaux domaines du réseau First VPN, tels que 1vpns.com, 1vpns.net, 1vpns.org, ainsi que son adresse .onion sur le réseau Tor, ont été bloqués. Actuellement, l'accès à ces sites affiche un avis spécial des autorités judiciaires.
First VPN se présentait comme un service anonyme ne répondant à aucune juridiction et ne coopérant pas avec les autorités. La plateforme était activement promue, notamment sur les forums de cybercriminalité russophones. Europol a souligné que ce service a été utilisé dans de nombreuses cyberattaques majeures ces dernières années et qu'il a fallu près de cinq ans pour le démanteler.
Les experts soulignent la nécessité de distinguer ces services VPN « bulletproof » des fournisseurs légitimes. Les entreprises de VPN classiques opèrent dans le cadre de la loi et répondent aux demandes officielles, tandis que les services bulletproof ignorent délibérément les infractions et les plaintes, ne servant que le marché « de l'ombre ».
Dans le contexte de cette opération, les débats sur les limites de la confidentialité numérique en Europe se sont intensifiés. D'une part, le droit à la confidentialité sur Internet est inscrit dans la législation de l'UE, mais d'autre part, des inquiétudes sont exprimées quant au fait que les mesures de lutte contre la cybercriminalité pourraient conduire à une surveillance accrue d'Internet.
Lisez “Zamin” sur Telegram !