L'impôt immobilier en Ouzbékistan est désormais calculé sur la base de la valeur marchande

La procédure de détermination de la base imposable pour l'immobilier et certains biens en Ouzbékistan est en cours de mise à jour. Ces changements visent à populariser les paiements non monétaires, à réduire la part de l'économie souterraine et à prévenir les prix artificiellement bas ou élevés sur le marché.
Conformément à un décret signé par le Président le 10 décembre 2025, il était prévu qu'à partir du 1er janvier 2026, la base imposable pour l'immobilier et les matériaux de construction serait déterminée sur la base de la valeur marchande. Par conséquent, le 18 mai 2026, le Cabinet des ministres a approuvé le règlement « Sur la procédure de détermination de la base imposable en fonction du prix du marché de certains biens ».
Ce règlement établit la procédure de détermination de la base imposable pour les objets immobiliers et les produits en bois sur la base de la valeur marchande, conformément au Code des impôts.
La nouvelle procédure s'applique dans les cas où le prix reflété dans les documents de vente par les contribuables est inférieur ou supérieur de 20 pour cent au prix du marché. En d'autres termes, si le prix indiqué dans le contrat diffère considérablement de la valeur réelle du marché, les autorités fiscales ont le droit de le recalculer.
Selon le règlement, les autorités fiscales utilisent la méthode des prix du marché comparables pour déterminer la base imposable. La valeur marchande des objets immobiliers est déterminée par un organisme spécialement autorisé dans le domaine de l'évaluation immobilière de masse.
Les autorités fiscales peuvent également utiliser diverses sources d'information pour déterminer le prix du marché. Celles-ci incluent le système d'information automatisé unifié du notariat, les plateformes d'enchères et de marchés publics, les listes de prix des vendeurs et d'autres données.
Le prix du marché pour les produits en bois est calculé sur la base des prix de biens identiques ou similaires vendus dans le cadre des échanges boursiers.

Un exemple hypothétique cité dans la résolution montre comment fonctionne la nouvelle procédure. Par exemple, il a été documenté qu'une propriété résidentielle nouvellement construite dans le district de Mirzo Ulugbek à Tachkent a été vendue pour 1,07 million de soums par mètre carré. La superficie totale était de 216,04 mètres carrés et la valeur du contrat s'élevait à 231,2 millions de soums.
Cependant, le prix moyen du marché pour les biens immobiliers nouvellement construits dans cette zone a été déterminé à 6,1 millions de soums par mètre carré. Dans ce cas, le prix de vente officiel diffère du prix du marché de beaucoup plus de 20 pour cent. Par conséquent, la base imposable n'est pas calculée sur les 231,2 millions de soums du contrat, mais sur la base de la valeur marchande — 1 milliard 317,8 millions de soums.
En conséquence, la base imposable sous-évaluée s'élevait à 1 milliard 86,6 millions de soums. La TVA et l'impôt sur les sociétés supplémentaires sont calculés sur cette différence. Dans l'exemple, le montant total de l'impôt supplémentaire était de 244,5 millions de soums.
Cette procédure sert à réduire les cas de baisse artificielle des prix lors de la vente de biens immobiliers et de certains produits. En même temps, elle vise à assurer la réception complète et équitable des recettes fiscales dans le budget de l'État.
En bref, le nouveau règlement constitue un obstacle sérieux à la pratique consistant à afficher un prix sur le papier et un autre dans la réalité. Dans les ventes immobilières, non seulement le chiffre du contrat mais aussi le prix réel du marché seront désormais importants. Le système fiscal évolue vers la transparence — il est temps d'utiliser correctement à la fois la calculatrice et la conscience.
Lisez “Zamin” sur Telegram !