L'affaire de corruption entourant la famille du Premier ministre espagnol s'intensifie

Begoña Gómez, l'épouse du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, fait face à plusieurs graves accusations de corruption après une enquête ayant duré deux ans. C'est ce qu'a rapporté l'agence AFP le lundi 13 avril.
Selon un document judiciaire, Mme Gómez, 55 ans, est accusée d'abus de pouvoir, de corruption dans les affaires, de détournement de fonds publics et de gestion inefficace. L'enquête préliminaire à son sujet a été initiée en avril 2024 par le juge Juan Carlos Peinado.
L'enquête s'est concentrée sur un projet personnel de Begoña Gómez : la chaire de « Transformation sociale compétitive » créée à l'Université Complutense de Madrid. Selon des experts, cette chaire, au nom et au contenu flous, aurait été ouverte sans réel besoin, et des pressions auraient été exercées sur la direction de l'université pour sa mise en place. Ce projet a ultérieurement été fermé, jugé « dépourvu de valeur scientifique ou pratique ».
En octobre 2024, l'enquête s'est élargie. Cette fois, sur la base d'une plainte déposée par l'organisation d'extrême droite Hazte Oír, des soupçons ont été émis quant au détournement illégal de ressources logicielles appartenant à l'Université Complutense de Madrid par Mme Gómez.
De plus, une autre accusation a été intégrée à l'enquête : l'utilisation illégale de Cristina Álvarez, une fonctionnaire rémunérée par l'État, comme assistante pour ses propres affaires et projets personnels.
Begoña Gómez ainsi que le Premier ministre Pedro Sánchez rejettent catégoriquement toutes les accusations. M. Sánchez a qualifié cette enquête d'action menée par l'opposition de droite pour faire pression sur le gouvernement et créer une instabilité politique.
L'AFP souligne que l'affaire de corruption entourant le Premier ministre le place sous une forte pression politique, tandis que l'opposition continue d'exiger sa démission.
Lisez “Zamin” sur Telegram !