La structure de Richat: les secrets de «l'Œil du Désert» et les traces d'une histoire ancienne

© NASA Earth Observatory / Lauren Dauphin / La structure géologique de Richat vue par le satellite Landsat 9 en mars 2026
Au nord de la Mauritanie, dans la région du plateau de l'Adrar, s'étendent des paysages étonnants où la nature et l'histoire s'unissent. Ce coin reculé du désert est l'un des rares endroits qui abrite les plus anciennes traces de la civilisation humaine.
On y a trouvé des outils en pierre datant du Paléolithique, des peintures rupestres du Néolithique, ainsi que les vestiges d'anciennes haltes médiévales qui servaient autrefois sur les routes caravanières. Ils témoignent du lien étroit entre la vie humaine et cette région au fil des millénaires.
Vue depuis l'espace, cette scène donne d'abord l'impression d'avoir été façonnée par la nature. D'immenses «mers» de sable formées par le vent, des dunes de couleurs variées et des revêtements désertiques de couleur noire ornent la surface du plateau de manière unique. D'anciens cours d'eau ont créé ici un réseau de vallées profondes et de lits de rivières asséchés.
Cependant, le phénomène géologique le plus frappant est l'immense structure annulaire située dans la partie orientale du plateau, c'est-à-dire la structure de Richat. Sa forme concentrique complexe a été étudiée pour la première fois dans les années 1930 par des géographes français et nommée «le trou de bouton du Richat».
Plus tard, des astronautes tels qu'Ed White et James McDivitt l'ont photographiée depuis l'espace, attirant l'attention du monde entier sur ce phénomène naturel. Après cela, elle est devenue célèbre auprès du grand public sous le nom de «l'Œil du Désert».
D'une largeur d'environ 40 kilomètres, cette structure a d'abord été considérée comme un grand cratère formé par la chute d'une météorite. Car de grands corps célestes peuvent laisser des traces circulaires exactement de cette forme à la surface de la Terre.
Cependant, des études géologiques modernes ont infirmé cette hypothèse, révélant que la structure de Richat est en réalité un dôme fortement érodé, résultant de processus magmatiques souterrains. Avec le temps, les roches de différentes couches se sont érodées à des vitesses différentes, formant des structures annulaires.
Les couleurs orange et grise de la structure mettent clairement en évidence la différence entre les roches souterraines et de surface. Cela reflète non seulement les processus géologiques, mais aussi les changements de la nature au cours de millions d'années.
En bref, la structure de Richat est non seulement un phénomène géologique, mais aussi un «manuel ouvert» de l'histoire de la Terre. Elle incite l'homme à regarder à nouveau avec admiration le passé et la puissance inégalée de la nature.
Lisez “Zamin” sur Telegram !