Le Pentagone discute d'une possible exclusion de l'Espagne de l'Otan

Le Pentagone envisage des mesures punitives à l'encontre des alliés de l'OTAN qui n'ont pas soutenu les opérations militaires des États-Unis liées à l'Iran. Selon l'agence Reuters, parmi les mesures proposées figure l'option d'une suspension temporaire de l'Espagne de l'alliance. La question de l'éviction des représentants des pays dits « problématiques » des postes d'influence au sein de l'OTAN et d'une révision de la position de Washington sur les îles Malouines a également été soulevée. C'est ce que rapporte Dw.com.
L'interdiction par le gouvernement espagnol d'utiliser les bases militaires et l'espace aérien de son territoire pour mener des frappes contre l'Iran a provoqué le vif mécontentement de la Maison Blanche. Des notes internes du Pentagone indiquent que la suspension de l'Espagne aurait un impact limité sur les opérations militaires, mais revêtirait une forte portée symbolique. Toutefois, la prise d'une telle décision nécessiterait l'accord des 32 pays membres de l'alliance.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a réagi à ces informations lors d'un sommet de l'UE, soulignant la loyauté de Madrid envers ses alliés. Selon M. Sánchez, l'Espagne est favorable à une coopération absolue avec l'OTAN, mais ce processus doit s'inscrire exclusivement dans le cadre du droit international. Le gouvernement allemand a, de son côté, déclaré ne voir aucune raison de modifier le statut de l'Espagne au sein de l'alliance.
Auparavant, des informations avaient circulé selon lesquelles la Maison Blanche aurait établi une liste des « bons » et des « mauvais » alliés de l'OTAN. Les États ayant refusé de soutenir la campagne iranienne ont été inscrits sur la seconde liste. Par ailleurs, les États-Unis étudient la possibilité de priver de droit de vote les pays n'ayant pas porté leurs dépenses de défense à 5 % de leur PIB.
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