Shavkat Mirziyoyev n'est pas sur la liste des invités au défilé de Moscou

Le président Shavkat Mirziyoyev ne participera pas au défilé de la Victoire qui se tiendra à Moscou le 9 mai. Le nom du dirigeant ouzbek ne figure pas sur la liste des invités étrangers publiée par le Kremlin. Cette situation attire l'attention des observateurs politiques et du public, car les événements du 9 mai sont considérés ces dernières années non seulement comme une mémoire historique, mais aussi comme un symbole diplomatique.
Selon les informations officielles, des représentants de l'Abkhazie, de la Biélorussie, du Laos, de la Malaisie, de la Slovaquie, de l'Ossétie du Sud et de la Serbie devraient assister au défilé de cette année. Dans le même temps, les dirigeants des pays d'Asie centrale, y compris le président de l'Ouzbékistan, ne figurent pas sur cette liste. Les médias russes ont également rapporté que le Kremlin avait publié la liste des invités.
Cette nouvelle peut naturellement donner lieu à diverses interprétations. Cependant, pour l'instant, l'approche la plus correcte consiste à rester dans le cadre des informations officielles. C'est-à-dire que l'absence de Shavkat Mirziyoyev au défilé s'explique par le fait que son nom ne figure pas sur la liste confirmée. Il n'est pas juste d'exagérer cela ou de se précipiter pour tirer des conclusions politiques tranchées. En politique, parfois un seul nom sur une liste est un signal fort, et parfois c'est juste une question de protocole. Oui, la diplomatie est plus complexe que le football : même la VAR ne peut pas dire immédiatement si un but a été marqué.
Le défilé de la Victoire de cette année à Moscou devrait être différent des années précédentes. Selon les rapports, l'événement sera organisé sous des mesures de sécurité renforcées. Certaines sources écrivent que le défilé se déroulera sans équipement militaire lourd et que des restrictions sur les communications mobiles et l'activité Internet ont été observées à Moscou. La raison principale invoquée est la possibilité d'attaques de drones par l'Ukraine et des préoccupations de sécurité.
Il est également noté que les mesures de sécurité à Moscou ont été encore renforcées avant l'événement, auquel le président russe Vladimir Poutine devrait assister personnellement. Selon The Guardian, les opérations aéroportuaires dans la capitale russe ont été temporairement suspendues, il y a eu des perturbations sur l'Internet mobile et le contrôle de sécurité dans la ville a été considérablement accru.
La partie ukrainienne, pour sa part, a accueilli avec scepticisme l'initiative de cessez-le-feu temporaire annoncée par la Russie pour les 8 et 9 mai. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évalué cela comme une mesure politique liée à la sécurité du défilé. Pour cette raison, la situation autour de l'événement de Moscou se déroule dans un paysage géopolitique beaucoup plus complexe qu'une simple cérémonie.
L'absence du dirigeant ouzbek sur la liste rappelle une fois de plus la direction prudente et équilibrée de la politique étrangère du pays. Ces dernières années, Tachkent a suivi une voie pragmatique dans ses relations avec divers centres de pouvoir : la coopération avec la Russie est maintenue, mais il essaie d'éviter les risques politiques excessifs sur la scène internationale.
En ce sens, cette décision ou situation peut être évaluée comme une continuation de la position prudente de l'Ouzbékistan en matière de politique étrangère. Surtout dans le contexte de la guerre Russie-Ukraine, de telles mesures sont étroitement surveillées à une époque où chaque visite officielle, chaque événement international et chaque participation diplomatique revêt une signification politique particulière.
Pour l'instant, l'image est claire : certains dirigeants étrangers assisteront au défilé de la Victoire à Moscou, mais Shavkat Mirziyoyev ne figure pas parmi eux. L'Ouzbékistan, quant à lui, préfère probablement maintenir son cours diplomatique équilibré habituel dans ce processus sans bruit inutile.
Dans de telles situations, l'aspect le plus important est de ne pas se laisser aller à l'émotion, mais de s'appuyer sur les informations officielles et le contexte politique réel. Car en politique internationale, parfois la participation est un signal, et la non-participation est aussi un signal. Mais le temps et les déclarations officielles ultérieures montreront la conclusion finale.
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