Les alliés ont appelé aux pourparlers au Liban

L'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie et le Canada ont condamné conjointement l'escalade de la violence au Liban, appelant à une diplomatie urgente et avertissant que le conflit pourrait dégénérer en une crise humanitaire et régionale plus profonde. Dans une déclaration commune publiée le 16 mars, les cinq pays ont affirmé être sérieusement alarmés par la détérioration de la situation et ont exhorté les autorités libanaises et israéliennes à engager des négociations visant à empêcher de nouvelles effusions de sang.
La déclaration a mis un accent particulier sur les actions du «Hezbollah», affirmant que le groupe devait cesser ses attaques militaires contre Israël et mettre fin aux actions qui mettent les civils en danger. Les signataires ont également réitéré leur demande de longue date pour que le «Hezbollah» soit désarmé. Ils ont soutenu que le soutien continu de l'Iran au mouvement menace d'accentuer encore l'instabilité de la région et de compromettre les perspectives de sécurité et de paix à un moment où le Moyen-Orient fait déjà face à plusieurs crises qui se chevauchent.
Les cinq gouvernements ont qualifié d'inacceptables les attaques contre les civils, les infrastructures civiles, les établissements médicaux et les casques bleus des Nations unies au Liban. Ils ont souligné que toutes les parties impliquées dans l'affrontement doivent respecter le droit international humanitaire. Cette formulation reflète une inquiétude croissante dans les capitales européennes : le conflit ne se limite plus à des cibles militaires et pourrait rapidement produire des conséquences bien au-delà du champ de bataille immédiat, surtout si les zones densément peuplées continuent de subir des pressions.
Dans le même temps, les pays ont également mis en garde Israël contre l'élargissement de sa campagne militaire en une vaste offensive terrestre au Liban. Selon la déclaration, une telle opération pourrait entraîner des conséquences humanitaires dévastatrices et prolonger le conflit pendant une longue période. Les déplacements massifs de population à l'intérieur du Liban et la situation humanitaire déjà fragile ont été cités comme des raisons majeures de faire preuve de retenue. Cet avertissement suggère que les gouvernements européens tentent d'équilibrer leur soutien aux préoccupations sécuritaires d'Israël avec la crainte qu'une opération plus vaste n'aggrave l'instabilité et ne déclenche une nouvelle vague de répercussions régionales, y compris des pressions migratoires.
La déclaration a également soutenu la position du gouvernement libanais, l'appelant à intensifier ses efforts pour mettre fin à l'activité militaire du «Hezbollah» et à avancer vers le désarmement du groupe. Les signataires ont déclaré que l'État et la société libanais faisaient preuve d'unité sous pression, bien qu'ils aient été entraînés dans une crise qui menace de submerger les institutions publiques, les services et la population civile. Cette manière de présenter la situation indique que les gouvernements occidentaux veulent renforcer les structures de l'État au Liban plutôt que de laisser des acteurs armés non étatiques dominer l'agenda sécuritaire.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a renforcé ce message lors d'une conférence de presse à Berlin le même jour. Il a critiqué l'opération terrestre d'Israël au Liban, affirmant qu'une telle démarche aggraverait des conditions humanitaires déjà graves et accentuerait les défis liés aux migrations. Ses propos ont souligné l'inquiétude de Berlin face au fait qu'une escalade militaire au Liban pourrait avoir des conséquences non seulement pour la région, mais aussi pour l'Europe, qui reste sensible à l'instabilité sur sa périphérie méridionale.
Merz a également fermement condamné le «Hezbollah» pour avoir repris ses attaques contre Israël après la fin du mois de février. Il a exigé que le groupe soutenu par l'Iran cesse immédiatement ses assauts et dépose les armes.
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