Pourquoi le taux de natalité baisse en Ouzbékistan : les causes démographiques dévoilées

Les taux de natalité en Ouzbékistan affichent une tendance à la baisse ces derniers temps. Selon les résultats du premier trimestre 2026, 191 100 nouveau-nés ont vu le jour dans le pays, soit une diminution de 3,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.
Il est à noter que cette dynamique négative se poursuit depuis 10 trimestres consécutifs.
À première vue, cette situation pourrait susciter des inquiétudes au sein de la population. Toutefois, les spécialistes soulignent qu'il ne faut pas se précipiter pour qualifier cela de crise.
Selon eux, la cause principale de ce processus est liée aux vagues démographiques, ce qui constitue un phénomène naturel et temporaire.
D'après l'analyse des experts, le facteur principal aujourd'hui est la diminution du nombre de générations atteignant l'âge du mariage.
Par exemple, l'âge moyen du mariage pour les hommes se situe autour de 27 ans, ce qui signifie que ceux qui fondent une famille aujourd'hui appartiennent à la génération née en 1998. C'est précisément durant ces années-là que les taux de natalité dans le pays avaient chuté de 5,3 %.
Par conséquent, les faibles indicateurs actuels sont considérés comme le résultat naturel de ce « vide » démographique.
Parallèlement, l'un des indicateurs importants, le taux de fécondité, reste stable. Il est noté que le nombre d'enfants par femme s'établit en moyenne à 3,38.
Ce chiffre est nettement supérieur au seuil de 2,1 nécessaire au renouvellement naturel de la population. Par conséquent, il n'y a aucune raison de parler d'une crise démographique globale.
Aucun changement radical n'est observé concernant l'âge au mariage. Aucune augmentation significative de l'âge du mariage n'a été enregistrée chez les hommes et les femmes.
Cependant, la baisse de 3,5 % du nombre de mariages au premier trimestre pourrait avoir un certain impact pour les années à venir.
Les spécialistes soulignent qu'il est probable que les taux de natalité diminuent encore légèrement en 2027, car le nombre de mariages d'aujourd'hui influence directement les statistiques de natalité de demain.
Selon l'économiste Mirkomil Kholboyev, la situation actuelle ne signifie pas que l'attitude de la population envers la procréation a changé. Il s'agit d'un processus de transition démographique naturel et « saisonnier » lié à la diminution du nombre de personnes en âge de procréer.
Ainsi, il apparaît que derrière la baisse de la natalité ne se cache pas une crise grave, mais un processus naturel lié au renouvellement des générations. La question est désormais de savoir si ces indicateurs repartiront à la hausse dans les années à venir.
Le temps et la dynamique démographique apporteront une réponse à cette question.