Expérience d'accélération temporelle utilisant des 'mini-cerveaux' sur la Station spatiale internationale

Une expérience unique de 30 jours menée sur la Station spatiale internationale (ISS) a ouvert une nouvelle ère en neurobiologie. Un groupe de scientifiques dirigé par Alysson R. Muotri a utilisé des organoïdes de cerveau humain, ou "mini-cerveaux", pour observer les processus de développement et de dégénérescence des neurones en microgravité. Les résultats de la recherche ont confirmé que l'espace accélère le processus de vieillissement des tissus biologiques plusieurs fois plus vite que sur Terre, un effet appelé "compression phénotypique". C'est ce que rapporte Ixbt.com rapporte.
Au cours de l'expérience, des organoïdes cultivés à partir d'iPSC (cellules souches pluripotentes induites) ont été utilisés pour étudier des maladies neurogénétiques graves telles que le syndrome de Rett. Les scientifiques ont analysé les pathologies causées par des mutations du gène MECP2. La microgravité a transformé le module de laboratoire en une "machine à remonter le temps" unique, permettant d'observer en seulement un mois le développement de maladies qui prennent normalement des années.
Techniquement, l'expérience a été réalisée à l'aide du système automatisé Space Tango. Le traitement des données a été effectué à l'aide d'un spectromètre de masse Orbitrap Astral. Grâce à ces équipements, près de 6 000 groupes de protéines ont été identifiés. Les analyses ont montré que la protéine MeCP2 régule non seulement le développement neuronal, mais joue également un rôle crucial dans le maintien de la stabilité du génome dans des conditions de rayonnement cosmique.
Cette recherche sert non seulement à développer de nouvelles approches pour traiter les maladies génétiques, mais aussi à comprendre les méthodes de protection du cerveau humain lors de vols spatiaux de longue durée. La base de données obtenue servira de fondement aux futures recherches en neurobiologie spatiale.
Lisez “Zamin” sur Telegram !