Nouvelles restrictions d'emploi pour les fonctionnaires

En Ouzbékistan, de nouvelles restrictions pourraient être introduites concernant le passage ultérieur de certains dirigeants et responsables ayant travaillé dans des organismes publics vers des organisations qu'ils ont supervisées. Un projet de règlement visant à prévenir les conflits d'intérêts a été élaboré.
Selon le projet, si un employé dont le contrat a pris fin ou qui a été licencié d'un organisme public souhaite être embauché par une organisation qu'il a directement ou indirectement supervisée au cours des deux dernières années, l'avis de l'unité de contrôle interne anti-corruption est requis.
En d'autres termes, un ancien dirigeant ne peut pas passer directement à une organisation qu'il a contrôlée ou influencée durant son mandat. Ce processus fera l'objet d'un examen spécial pour évaluer le risque de corruption.
Le document souligne que l'objectif principal est d'éviter les conflits d'intérêts, de réduire le risque d'utilisation des fonctions officielles à des fins personnelles et de prévenir les situations de « portes tournantes ».
Les « portes tournantes » désignent le passage d'une personne ayant occupé un poste public vers une organisation qu'elle a supervisée. Il existe un risque que les pouvoirs, relations ou informations internes soient utilisés à des fins personnelles.
Le projet de règlement s'applique aux dirigeants et au personnel de gestion des organismes publics, des autorités locales, des institutions d'État et des sociétés par actions dont la part de l'État dépasse 50 %.
Selon la nouvelle procédure, l'organisation recruteuse doit obligatoirement demander l'avis de l'unité anti-corruption du lieu de travail précédent. Sans cet avis, l'embauche est interdite.
Le projet classe les risques de corruption en catégories « faible », « moyen » et « élevé ». Si le risque est « élevé », l'embauche est refusée.
Les responsables qui procèdent à une embauche malgré un avis négatif ou sans avis peuvent être tenus responsables conformément à la loi.
En résumé, le projet vise à accroître la transparence, réduire les conflits d'intérêts et encadrer les activités professionnelles futures des dirigeants. L'idée est simple : une fois parti, il ne sera plus facile de rejoindre discrètement un lieu que l'on a supervisé.
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