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Le scandale téléphonique et les signaux politiques derrière la démission de Tashiev…

Le scandale téléphonique et les signaux politiques derrière la démission de Tashiev…

La destitution de Kamchibek Tashiev, vice-président du Cabinet des ministres et président du Comité d'État pour la sécurité nationale, a créé la surprise sur la scène politique kirghize et alimenté de nombreuses spéculations, tant au sein de la population que parmi les experts. Habituellement, les décisions de cette importance sont annoncées discrètement, mais cette fois-ci, le déroulement des événements semble très complexe.

Selon Arkady Dubnov, expert régional, le fait que le président Sadyr Japarov ait limogé non seulement Tashiev, mais aussi trois de ses adjoints simultanément, est un signal fort. Cette mesure réduit considérablement la possibilité d'une réintégration de l'ancien président. Autrement dit, il ne s'agit pas d'un simple changement de personnel, mais bien d'une rupture définitive des cercles d'influence au sein du système.

D'après Dubnov, Tashiev a appris sa démission dans un hôpital de Munich. Ayant subi une opération du cœur, il est soumis à des examens médicaux réguliers. Entre-temps, des sources proches de la situation à Bichkek ont ​​indiqué qu'avant la décision du président, Japarov et Tashiev avaient eu une conversation téléphonique houleuse. En bref, il ne s'agissait pas d'une simple conversation, mais d'un échange empreint de tensions palpables.

La version officielle a d'abord été présentée comme une mesure visant à «prévenir la désunion au sein de la société, y compris au sein des structures étatiques, et à renforcer l'unité». Cependant, peu après, le porte-parole du président, Askat Alagozov, a apporté un éclairage nouveau sur la situation: le problème ne viendrait pas de Tashiev lui-même, mais de certains de ses proches collaborateurs qui auraient utilisé son nom. Ces derniers auraient contacté des parlementaires et d'autres personnalités influentes pour les inciter à agir de diverses manières.

Selon cet expert, certains proches de Tashiev auraient exhorté des responsables à se ranger du côté du général. Cette situation risque de porter atteinte à la confiance mutuelle entre les institutions étatiques. En politique, le scénario «ils le disent en mon nom» est encore plus dangereux que celui du «c'est moi qui le dis». Car cela perturbe très rapidement l'ordre établi.

Dubnov rappelle un autre point important: dans certains cercles kirghizes, l'idée qu'un général puisse devenir le chef de l'État et que le dirigeant actuel lui cède la place a également été évoquée lors de discussions secrètes. Ces réflexions sont liées aux événements de 2020: les bouleversements politiques de l'époque, la destitution de l'ancien président Sooronbay Jeenbekov et la formation du tandem actuel.

Bien sûr, il s'agit là du point de vue d'un expert et de son interprétation de la situation. Mais le fait est qu'une seule décision a radicalement changé la donne, tant au niveau des postes et des adjoints que des sphères d'influence. Il est donc fort probable que l'ère des «nouvelles règles» ait commencé au sein du système sécuritaire kirghize.

La question principale est maintenant de savoir si cette décision vise réellement à «renforcer l'unité» ou à remodeler complètement la compétition au sein de l'élite. L'avenir nous le dira. Mais une chose est sûre en politique: quand des personnalités importantes quittent la scène, elle ne se vide pas, elle se reconstruit.

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