La guerre au Moyen-Orient fait flamber les prix du carburant

Photo : Haidar El Asadi/AA/picture allianc
La tension au Moyen-Orient secoue non seulement la carte politique, mais aussi le marché de l'énergie, véritable « artère » de l'économie mondiale. Les cours du gaz et du pétrole sur les bourses mondiales battent des records ces dernières années. Zamin.uz analyse la situation récente sur le marché de l'énergie en s'appuyant sur les données d'agences internationales.
Lundi 9 mars, l'agence Reuters a annoncé que les contrats à terme sur le gaz en Europe avaient atteint leur plus haut niveau depuis trois ans. Le prix du carburant bleu a bondi de 19 % d'un coup, atteignant 63 euros par mégawattheure. C'est nettement supérieur aux indicateurs d'il y a seulement une semaine.
« Caillot » dans la chaîne d'approvisionnement et détroit d'Hormuz
Cette flambée des prix est due aux craintes que les opérations militaires américaines et israéliennes contre l'Iran ne s'arrêtent pas de sitôt.
- Gaz naturel liquéfié (GNL): Les navires-citernes provenant du Qatar et des Émirats arabes unis ont de plus en plus de difficultés à atteindre l'Europe en raison de l'instabilité dans le détroit d'Hormuz.
- Demande régionale: En raison des restrictions sur les pipelines israéliens, l'Égypte et la Jordanie sont également devenues des acheteurs actifs sur le marché du GNL, intensifiant ainsi la concurrence.
Comparaison historique : à quel point la crise est-elle grave ?
Bien que les chiffres actuels semblent effrayants, les experts de Bloomberg recommandent d'évaluer la situation avec sang-froid. Les prix actuels sont encore loin du pic historique de 300 euros enregistré lors des précédentes crises énergétiques. Même l'indicateur de 90 euros du début de 2022 était plus élevé que celui d'aujourd'hui.
Position de l'Union européenne: Selon la Commission européenne, les réserves de carburant dans les États membres sont suffisantes. Comme l'indique le communiqué officiel : « Ce qui nous préoccupe davantage n'est pas la pénurie d'approvisionnement, mais le niveau excessivement élevé des prix de l'énergie ».
Les réserves stratégiques seront-elles mobilisées ?
Selon le Financial Times, les ministres des Finances du G7 discutent de la libération sur le marché des réserves stratégiques sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) en cas d'urgence.
- Les membres de l'AIE disposent au total d'une réserve pétrolière de 1,2 milliard de barils.
- Les responsables américains proposent d'ouvrir un quart de ces réserves (300 à 400 millions de barils) pour contenir les prix.
« L'incendie » sur le marché pétrolier
Le 9 mars, le prix du pétrole Brent a bondi de manière inattendue de 26 % à la bourse de Londres, atteignant 116,6 dollars le baril. À New York, le pétrole de la marque WTI a franchi la barre des 115 dollars.
L'aggravation de la situation est due à l'attaque israélienne contre les installations énergétiques iraniennes le 7 mars et à la menace de Téhéran de riposter en ciblant les infrastructures pétrolières du golfe Persique. Le camp iranien a clairement averti : « Si vous pouvez supporter une hausse du prix du pétrole au-delà de 200 dollars, alors continuez la guerre ».
Nous continuerons à suivre l'impact de cette tension sur le marché mondial de l'énergie et son effet sur les prix du carburant dans les prochains jours. Pensez-vous que le prix du pétrole puisse réellement atteindre 200 dollars ?
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