Référendum constitutionnel organisé au Kazakhstan

Le Kazakhstan a organisé le 15 mars un référendum national sur un projet de nouvelle Constitution, un scrutin que les autorités ont présenté comme très important pour le développement politique futur du pays. Le président Kassym-Jomart Tokaïev a voté au bureau de vote n° 51, situé au Palais des écoliers à Astana, selon le service de presse de l'Akorda.
Après avoir voté, Tokaïev a déclaré que cette journée serait décisive pour le destin du pays et a qualifié la Constitution proposée de document historique. Il a affirmé que la nouvelle Loi fondamentale offrirait des garanties plus solides pour les droits et libertés des citoyens, tout en protégeant l'intégrité territoriale, l'indépendance et la souveraineté du Kazakhstan. Le président a ajouté que la Constitution adoptée en 1995 avait joué un rôle important dans le développement du pays, mais a estimé que le moment était venu d'adopter une nouvelle version en réponse à l'évolution des réalités.
Tokaïev a également indiqué qu'il avait participé activement à la préparation du projet, y compris à des propositions concernant le préambule et plusieurs de ses dispositions juridiques. Il s'est dit convaincu que la nouvelle Constitution servirait la prospérité du Kazakhstan et son avenir à long terme. Commentant d'autres questions politiques lors de son échange avec les journalistes, le président a souligné que la prochaine élection présidentielle se tiendrait comme prévu en 2029, conformément à la Constitution actuelle.
Le référendum se déroule en vertu d'un décret présidentiel signé le 11 février de cette année. Il a été demandé aux électeurs s'ils approuvaient le projet de Constitution publié dans les médias le 12 février 2026. La réforme proposée introduirait d'importants changements institutionnels, notamment le remplacement de l'actuel Parlement bicaméral du Kazakhstan par un Kurultaï monocaméral composé de 145 députés.
Le scrutin est considéré comme l'un des événements politiques les plus importants de l'année au Kazakhstan, car il pourrait redéfinir le cadre constitutionnel du pays et la structure du pouvoir d'État. Son issue déterminera si le modèle de gouvernance proposé, présenté par les autorités comme une étape vers un renouveau politique, deviendra la base de la prochaine phase de développement du Kazakhstan.
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