Scandale du « grain volé » : les relations entre l'Ukraine et Israël se tendent

La ville de Haïfa, où le déchargement d'un navire céréalier ukrainien emporté par la Russie a été signalé, septembre 2024.
Photo : Tania Krämer/DW
La situation au port de Haïfa, l'une des plus grandes portes maritimes du Moyen-Orient, a soulevé une véritable « tempête » sur la scène politique internationale. Le différend autour des produits céréaliers qui appartiendraient à l'Ukraine n'est plus un simple désaccord économique, mais s'est transformé en un affrontement géopolitique majeur.
Zamin.uz a analysé les derniers détails de cette situation complexe.
Au cœur du conflit : la cargaison mystérieuse du port de Haïfa
L'arrivée d'un nouveau navire chargé de céréales au port israélien de Haïfa a provoqué de vives protestations de la part de Kiev. La partie ukrainienne affirme que ces produits ont été exportés illégalement depuis les territoires occupés par la Russie.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, a qualifié cette situation de facteur grave jetant une ombre sur les relations amicales entre les deux États.
Le président Volodymyr Zelensky a également réagi, rappelant que le commerce de produits volés constitue un crime selon les normes du droit international. Actuellement, Kiev dresse une liste de nouvelles sanctions contre les entreprises et les personnes impliquées dans ces opérations.
« Flotte fantôme » et schémas occultes
Selon les données des services de renseignement ukrainiens, la Russie utilise des « chemins détournés » spécifiques pour exporter vers les marchés étrangers les récoltes cultivées sur les terres sous occupation. Notamment :
Le schéma « de navire à navire » : Pour dissimuler l'origine réelle de la cargaison, les céréales sont transférées d'un navire à un autre en pleine mer.
Volume des exportations : Selon les estimations de Kiev, plus de 2 millions de tonnes de produits pourraient avoir été exportées par ces voies occultes pour la seule année 2025.
L'avertissement ferme de l'Union européenne
Bruxelles n'est pas restée silencieuse sur cette question. L'Union européenne menace d'imposer des restrictions aux entreprises de pays tiers qui aident à contourner les sanctions imposées à la Russie.
Le représentant de l'UE, Anuar El-Anuni, a condamné les opérations de la « flotte fantôme » et a confirmé que des demandes officielles ont été envoyées au gouvernement israélien.
La réponse d'Israël : diplomatie ou médias ?
La partie israélienne adopte une position prudente face aux accusations. Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré que le navire n'était pas entré dans le port et que les documents étaient insuffisants, affirmant qu'il était impossible de vérifier les accusations.
Parallèlement, il a accusé l'Ukraine de faire du sensationnalisme via les médias plutôt que de passer par les voies diplomatiques.
Accusation d'« ingratitude » : l'aide d'Israël à l'Ukraine
Dans les cercles politiques israéliens, les menaces de l'Ukraine suscitent des réactions vives. Selon l'ancien responsable Voldiger, Israël a aidé les Ukrainiens au début de la guerre avec :
Des systèmes d'alerte précoce ;
Des équipements militaires (casques et munitions) ;
Des infrastructures médicales et des hôpitaux.
Désormais, les menaces de sanctions proférées par l'Ukraine sont perçues en Israël comme de l'« ingratitude ».
Chers lecteurs, selon vous, dans quelle mesure de tels conflits dans le commerce international nuisent-ils au partenariat stratégique entre les deux pays ? De quel côté se trouve la vérité dans l'affaire du « grain volé » ?
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