Des scientifiques proposent de réduire de moitié la population mondiale

Selon une étude publiée dans la revue Sustainable Development , Naked Science a rapporté.
Selon les auteurs de l’étude, une diminution naturelle de la population réduirait la pression exercée sur les ressources terrestres, l’alimentation, l’eau et l’énergie. Elle pourrait également contribuer à réduire la pollution, les facteurs influençant le changement climatique et la pauvreté dans les régions où le taux de natalité est élevé. Les scientifiques estiment que cela aiderait aussi à limiter les conflits liés aux ressources et les migrations forcées. Dans les régions densément peuplées, la qualité de vie pourrait s’améliorer.
Les auteurs ont souligné qu’il n’était pas nécessaire de recourir à des mesures obligatoires ou fondées sur la violence pour réduire la population. Ils considèrent plutôt que l’élargissement des possibilités d’éducation, de soins médicaux et de développement social dans les régions pauvres à forte natalité constitue la solution la plus efficace. Garantir l’accès des filles à une éducation de qualité a notamment été présenté comme l’un des principaux facteurs.
Selon les chercheurs, le taux de natalité se stabilise naturellement dans les sociétés où les femmes peuvent prendre librement des décisions concernant leurs études, leur travail et le fait d’avoir des enfants. Ils ont cité l’Iran, la Corée du Sud et le Costa Rica comme exemples. Dans ces pays, le nombre moyen d’enfants par femme a presque diminué de moitié en l’espace de 10 à 20 ans.
L’étude indique qu’au cours des 25 dernières années, l’indice synthétique mondial de fécondité est passé de 2,75 à 2,25 enfants par femme. Les scientifiques estiment que si cette tendance se poursuit pendant encore 25 ans, la moyenne mondiale pourrait tomber à 1,75 enfant par femme.
Certains spécialistes ne soutiennent toutefois pas cette idée. Selon eux, le principal problème auquel l’humanité est confrontée n’est pas le nombre d’habitants, mais la répartition inégale des ressources et leur utilisation inefficace. Les auteurs de l’étude soulignent néanmoins que, pour parvenir à un développement durable, il est important non seulement de ralentir la croissance démographique, mais aussi de réduire l’impact de chaque personne sur l’environnement.
À titre d’information, au 15 janvier 2026, la population de l’Ouzbékistan dépassait 39 millions 47 mille habitants. Les hommes sont au nombre de 19,76 millions, contre 19,3 millions de femmes. Par ailleurs, 21,3 millions de personnes vivent dans les villes et 17,8 millions dans les zones rurales.

















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