Pourquoi les « Talibans » ont-ils arrêté la poétesse Mujda Ozbek ?

Dans la province de Takhar en Afghanistan, les forces de sécurité des « Talibans » ont arrêté une poétesse nommée Mujda Ozbek. Selon des sources locales, son arrestation est due à ses poèmes critiquant la politique des « Talibans » et la situation dans le pays.
Selon les sources Kabul Now le média a rapporté le 4 octobre que la poétesse avait été arrêtée quatre jours plus tôt dans la ville de Taloqan. On dit qu'elle est actuellement détenue sous la surveillance des « Talibans ».
Les membres de la famille de la poétesse n'ont fait aucun commentaire sur cet incident jusqu'à présent. Les autorités provinciales gardent également le silence sur l'arrestation. Par conséquent, il n'y a aucune information précise sur l'état actuel de Mujda Ozbek et sur le lieu où elle est détenue.
Cet incident a également suscité une large discussion sur les réseaux sociaux. Les internautes exigent la libération immédiate de la poétesse.
La pression sur la liberté d'expression s'intensifie en Afghanistan
Les restrictions sur la liberté d'expression se poursuivent en Afghanistan. Depuis que les « Talibans » ont repris le pouvoir en août 2021, les journalistes, écrivains et militants sont fréquemment arrêtés.
Les organisations de défense des droits humains signalent régulièrement des cas d'arrestations arbitraires et de pressions exercées sur les critiques dans le pays.
Les médias et le secteur culturel sous contrôle strict
À ce jour, les « Talibans » ont introduit plus de vingt directives et restrictions pour contrôler les activités des médias. En conséquence, de nombreuses publications ont cessé leurs activités. Des centaines de journalistes ont été contraints de quitter le pays ou de vivre dans la clandestinité pour leur sécurité.
Parallèlement, des restrictions sévères ont été imposées aux représentants du secteur artistique et culturel. Les poètes, musiciens et autres créateurs sont confrontés à divers contrôles. Dans un climat de peur et de pression, de nombreux artistes sont contraints de poursuivre leur travail sous censure.
Les « Talibans » s'opposent également à l'écoute et à l'interprétation de la musique dans le pays. Des rapports indiquent que des instruments de musique ont été confisqués par les autorités, puis détruits.
La diffusion de musique à la télévision et à la radio est également interdite. En février de cette année, il a été rapporté que les « Talibans » avaient brûlé plus de 600 instruments de musique.
Le gouvernement a justifié la destruction des instruments de musique confisqués à la population en affirmant qu'ils « égaraient les gens ».
















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