Commonwealth Fusion Systems met à jour le modèle du réacteur à fusion ARC

Un groupe de chercheurs et d'ingénieurs associés à Commonwealth Fusion Systems a publié une série de cinq articles détaillant la conception de la future centrale à fusion ARC. Ces travaux s'appuient sur des modèles de plasma et des calculs d'ingénierie mis à jour, visant à évaluer la faisabilité du passage du réacteur expérimental SPARC à une échelle industrielle. L'énergie de fusion est considérée comme une source d'énergie quasi inépuisable et à faible émission de carbone. C'est ce que rapporte Ixbt.com rapporte .
Le projet repose sur la réaction de fusion des isotopes lourds de l'hydrogène, le deutérium et le tritium. Selon les calculs mis à jour, ARC devrait produire en moyenne 1,13 GW de puissance de fusion, dont environ 500 MW pourraient être convertis en électricité. Après déduction de l'énergie consommée par la station elle-même, il est prévu d'injecter environ 400 MW dans le réseau. L'élément clé du projet est l'utilisation de supraconducteurs à haute température, permettant de créer des champs magnétiques beaucoup plus puissants que dans les tokamaks classiques.
Les nouvelles études accordent une attention particulière au fonctionnement du système en mode dynamique. Selon le plan, après 15 minutes de fonctionnement actif de la fusion, une pause d'une minute est prévue pour le redémarrage et la stabilisation. Cette approche permet de maintenir la température élevée du plasma grâce à l'inertie thermique. Il est également proposé d'utiliser du tungstène pour protéger les parois internes du réacteur et une conception modulaire pour la chambre à vide, remplaçable tous les 1 à 2 ans.
Le réacteur SPARC, actuellement en construction, devrait être mis en service dans les prochaines années et servir de banc d'essai pour vérifier la stabilité du plasma et l'efficacité de l'élimination des sous-produits de réaction. Malgré les risques techniques, les auteurs soulignent qu'ARC est physiquement robuste et capable d'atteindre un régime produisant plus d'énergie qu'il n'en consomme pour chauffer le plasma. Cependant, les questions de viabilité économique et de stabilité à long terme du projet restent ouvertes.















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