«Chasse aux tigres» en Chine : les revenus et dépenses des familles de fonctionnaires sous surveillance

«Chasse aux tigres» en Chine : les revenus et dépenses des familles de fonctionnaires sous surveillance

Le Comité central du Parti communiste chinois (PCC) a décidé de renforcer considérablement les contrôles sur les biens et les dépenses réelles des dirigeants du système administratif et du parti. Selon les nouvelles règles publiées sur le portail officiel du gouvernement chinois, le contrôle ne se limitera pas aux fonctionnaires eux-mêmes, mais s'étendra également à leurs proches.

Par cette mesure, Pékin entame l'étape la plus stricte de sa lutte contre la corruption afin de prévenir l'enrichissement illégal et l'abus de pouvoir.

Nouvelles règles : qui sera contrôlé et selon quelle procédure ?

Conformément au document adopté, le système de déclaration des données personnelles et des actifs des cadres dirigeants sera radicalement amélioré :

  • Si les dépenses dépassent les revenus officiels, l'enquête est inévitable : Dans tous les cas où les dépenses réelles, les biens immobiliers ou les actifs d'un fonctionnaire ou des membres de sa famille dépassent considérablement leurs revenus légaux, des enquêtes spéciales seront immédiatement ouvertes ;

  • Les entreprises des proches sous contrôle strict : Le document stipule, dans un article spécifique, qu'un contrôle systématique sera établi sur les activités commerciales menées par les conjoints, les enfants, ainsi que les gendres et belles-filles des fonctionnaires de l'État et du Parti ;

  • Mettre fin aux actifs occultes : Cette mesure vise à mettre fin à la pratique consistant à enregistrer des fonds obtenus par la corruption au nom de membres de la famille ou de diverses structures commerciales.

« La corruption est un tigre qui bloque la route » : la position de Xi Jinping

Depuis son arrivée au pouvoir, le président chinois Xi Jinping est connu pour mener une lutte intransigeante contre la corruption :

  • Tigres et mouches : Dans ses discours, le dirigeant chinois a comparé à plusieurs reprises la corruption à un « tigre prédateur » bloquant la voie du développement du pays ;

  • Des corrompus sans refuge : Xi Jinping a souligné à maintes reprises que les corrompus ne doivent avoir aucun refuge ni aucune possibilité de fuite, et cette nouvelle réglementation est l'expression pratique de cette volonté politique.

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