Révolution génétique : une méthode pour éditer l'ADN d'embryons humains sans endommager les chromosomes trouvée

Révolution génétique : une méthode pour éditer l'ADN d'embryons humains sans endommager les chromosomes trouvée

Un groupe international de scientifiques a franchi une étape révolutionnaire dans l'édition du génome d'embryons humains. Des chercheurs de l'Université Columbia, de l'Université nationale de Séoul et de l'Académie tchèque des sciences ont testé avec succès une nouvelle technologie qui, contrairement aux méthodes traditionnelles, n'endommage pas la structure des chromosomes. Cette découverte porte la sécurité du traitement des maladies héréditaires au niveau fœtal à un nouveau stade. C'est ce que rapporte Ixbt.com rapporte .

Au cours de l'étude, les généticiens ont comparé deux approches différentes : le système classique CRISPR/Cas9 et les éditeurs de bases adénine (ABE). Il s'est avéré que la technologie CRISPR/Cas9, utilisée depuis de nombreuses années, crée des cassures double brin dans l'ADN, ce qui entraîne la perte de parties de chromosomes ou des mutations inattendues dans les cellules embryonnaires. De tels défauts peuvent provoquer l'arrêt du développement embryonnaire ou entraîner de graves maladies génétiques.

Un nouveau mécanisme d'édition sécurisé

La technologie ABE nouvellement appliquée permet d'apporter des modifications ponctuelles à la composition de l'ADN. Dans ce processus, l'intégrité du chromosome n'est pas compromise, ce qui assure un développement stable de l'embryon. Pour l'expérience, les scientifiques ont sélectionné le gène PCSK9, qui régule les niveaux de cholestérol, et les gènes HBG1/2 responsables de la synthèse de l'hémoglobine. Les résultats ont montré que le processus de « désactivation » des gènes à l'aide de l'ABE s'est déroulé en toute sécurité.

Les chercheurs ont utilisé des méthodes complexes pour vérifier l'exactitude des résultats. Grâce à des analyses par puces SNP et Digenome-seq, l'intégrité des chromosomes 1 et 11 dans chaque cellule éditée a été prouvée. Selon les données statistiques, la supériorité de la technologie ABE en termes de sécurité a également été confirmée mathématiquement (p < 0.00001), bu esa genetik aralashuv endi "halokatli" emasligini anglatadi.

Nouvelles perspectives pour la médecine

Cette découverte est d'une grande importance en médecine reproductive, en particulier dans les programmes de FIV (fécondation in vitro). Avec la nouvelle méthode, il devient possible de :

  • Augmenter le nombre d'embryons sains dans les familles atteintes de maladies héréditaires graves ;
  • Effectuer une prophylaxie génétique pour prévenir les maladies cardiovasculaires ;
  • Créer des modèles précis pour une étude plus approfondie de la biologie du développement humain.
Il a également été constaté que les cellules souches embryonnaires obtenues au cours de l'étude ont conservé toutes leurs propriétés nécessaires. Cela servira de base fiable pour la culture de divers tissus et la création de nouveaux médicaments pour traiter des maladies complexes à l'avenir.

Cependant, les experts soulignent qu'il faudra encore un certain temps avant que cette méthode ne soit appliquée dans la pratique clinique. Le problème principal actuel est le mosaïcisme génétique, c'est-à-dire les différents degrés d'édition dans différentes cellules au sein d'un même embryon. Néanmoins, les scientifiques sont passés de la question « Est-il possible d'éditer un embryon sans causer de dommages ? » à l'étape « Comment l'édition peut-elle être entièrement contrôlée ? »

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Abror Shuhratov
«ZAMIN.UZ» rédacteur

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