Vers l'énergie du futur en Europe : Un nouveau projet pour les centrales à fusion nucléaire

L'Autorité britannique de l'énergie atomique (UKAEA) et le géant italien de l'énergie Eni ont fondé une coentreprise appelée RH3OVA. Cette nouvelle organisation se spécialise dans le développement de technologies pour l'un des défis les plus complexes de l'énergie de fusion : la manipulation du tritium. Cette étape vise à surmonter un obstacle technique majeur pour la construction future de centrales à fusion commerciales. C'est ce que rapporte Ixbt.com rapporte .
La fusion nucléaire est le processus qui se produit dans le soleil, constituant une source d'énergie illimitée et propre. Cependant, pour réaliser ce processus sur Terre, des isotopes de deutérium et de tritium sont nécessaires. Si le deutérium peut être extrait de l'eau de mer, le tritium est extrêmement rare dans la nature. Par conséquent, le projet RH3OVA vise à créer un cycle complet de production, de stockage, de purification et de recyclage du tritium.
Le problème du tritium et les solutions d'ingénierie
Les futurs réacteurs doivent produire du tritium de manière autonome pendant leur fonctionnement, l'extraire efficacement des gaz de réaction et le réinjecter dans le cycle du combustible. Toute perte réduit non seulement l'efficacité, mais augmente également le coût de l'énergie produite. Selon les chercheurs, sans une infrastructure dédiée au tritium, la fusion nucléaire commerciale restera impossible.RH3OVA prévoit d'utiliser largement des modèles numériques basés sur des données réelles d'expériences de fusion. Grâce à ces « jumeaux numériques », il devient possible de modéliser le fonctionnement du cycle du combustible, d'identifier les points faibles du système et d'optimiser tous les processus avant même la construction des centrales.
L'UKAEA apporte à ce projet plus de 30 ans d'expérience. L'organisation a acquis des connaissances uniques sur la manipulation du tritium grâce au réacteur expérimental JET. De son côté, Eni met à profit son expertise dans la construction d'installations industrielles à grande échelle et la numérisation de solutions d'ingénierie complexes.
Ce partenariat marque une nouvelle étape dans la relation entre les deux organisations. Auparavant, l'UKAEA et Eni avaient déjà commencé la construction du complexe de recherche H3AT Tritium Loop Facility. Dans ce complexe, les technologies de manipulation du tritium seront testées dans des conditions aussi proches que possible des conditions réelles de fonctionnement des futurs réacteurs.
Pour les pays en développement rapide, de tels projets technologiques mondiaux revêtent une grande importance. À l'avenir, la fusion nucléaire devrait être la solution la plus sûre et la plus durable pour la transition vers l'énergie verte. Selon ixbt.com, ce projet servira de base importante pour assurer l'indépendance énergétique de l'Europe et lutter contre le changement climatique mondial.

















Commentaires 0
…