Le Canada investit 40,5 millions de dollars dans les microréacteurs nucléaires pour l'Arctique

Le gouvernement canadien a lancé un projet d'envergure pour assurer l'indépendance énergétique des régions septentrionales du pays et fournir aux zones isolées de la chaleur et de l'électricité durables. Plus précisément, la Canadian Strategic Missions Corporation (CSMC) a reçu un important soutien financier pour concevoir des microréacteurs nucléaires adaptés aux conditions arctiques. C'est ce que rapporte Ixbt.com, rapporte .
Les 4,5 millions de dollars alloués par l'agence FedDev Ontario serviront à finaliser les plans techniques et à créer un premier prototype alimenté au combustible nucléaire. Cet investissement fait partie d'un vaste train de mesures stratégiques du gouvernement canadien d'un montant total de 40,5 millions de dollars, répartis entre 23 organisations du secteur. C'est ce qu'indique la publication ixbt.com.
Une solution innovante pour les régions du Nord
Acheminer du carburant diesel traditionnel vers des zones reculées et aux climats extrêmes comme l'Arctique coûte très cher, tant sur le plan financier que logistique. Les microréacteurs devraient résoudre ce problème en profondeur. Ils peuvent fonctionner de manière autonome et fournir une énergie ininterrompre à long terme aux infrastructures civiles et militaires.La CSMC prévoit de commercialiser ses développements d'ici 2030. Cette technologie s'appuie sur les réacteurs de recherche existants au Canada, ce qui accélérera considérablement le processus de certification des nouveaux dispositifs et l'obtention des autorisations réglementaires.
Une énergie pilotée par satellite
Le projet intègre non seulement des solutions énergétiques, mais aussi des solutions de haute technologie. La CSMC a déjà signé un protocole d'accord avec l'opérateur de communications par satellite Telesat. Selon cet accord, la constellation de satellites en orbite basse Lightspeed sera utilisée pour surveiller et contrôler à distance les microréacteurs nucléaires dans l'Arctique.Grâce à ce canal de communication sécurisé, les spécialistes pourront surveiller en temps réel l'état des installations énergétiques situées à des milliers de kilomètres. Cela maximisera la sécurité dans des régions où la présence humaine est minime.
Selon les experts, le déploiement réussi de cette technologie pourrait à l'avenir être appliqué dans les régions isolées et difficilement accessibles d'autres pays. Les fonds alloués par le gouvernement canadien jouent un rôle déterminant pour faire passer le projet du stade théorique à une démonstration pratique.

















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