Des scientifiques proposent de chercher des traces de civilisations extraterrestres sur la Lune

Des chercheurs du SETI Institute ont proposé une méthode inhabituelle pour trouver des traces d'activités de civilisations extraterrestres : ils recommandent de rechercher des particules artificielles microscopiques dans le sol du satellite naturel de la Terre. Selon les experts, la Lune pourrait avoir accumulé des substances venues de l'espace dans ses archives naturelles au cours de milliards d'années. C'est ce que rapporte Ixbt.com rapporte .
Cette idée est détaillée dans un article scientifique publié sur le serveur de prépublications arXiv et actuellement en cours d'examen par l'International Journal of Astrobiology. Selon ixbt.com, il s'agit de technosignatures de la taille de microbes qui pourraient avoir été créées à la suite d'activités spatiales ou de grands projets d'ingénierie de civilisations avancées.
Si de tels objets subsistent pendant des milliards d'années, il est possible qu'une partie d'entre eux atteigne le milieu interstellaire, puis le système solaire, pour finir par se déposer sur la surface lunaire. Les auteurs soulignent que, par rapport à la Terre, la Lune est l'endroit le plus propice à de telles recherches.
Pourquoi la Lune a-t-elle été choisie
Contrairement à notre planète, l'atmosphère, l'eau liquide et les processus géologiques actifs sur Terre effacent progressivement les traces anciennes. Le régolithe lunaire, quant à lui, sert d'environnement idéal capable de conserver des matériaux spatiaux intacts pendant des milliards d'années.Pour la première phase de l'expérience, les scientifiques proposent d'étudier environ un mètre cube de régolithe récent. Les échantillons obtenus seront analysés à l'aide de la microscopie électronique, de méthodes de science des matériaux et de systèmes de vision par ordinateur basés sur l'AI, capables d'identifier des structures inhabituelles parmi les particules naturelles.
Futures missions et importance scientifique
L'émergence de nouveaux programmes lunaires rend la réalisation de telles idées plus réaliste. En particulier, les programmes Artemis et Chang'e prévoient une étude plus approfondie de la surface lunaire et le retour sur Terre de nouveaux échantillons provenant de différentes régions du satellite.Même si aucune particule artificielle n'est trouvée, une telle expérience aura une immense valeur pour la science. Elle aidera à définir les limites de l'existence d'objets spatiaux et permettra de mieux comprendre comment la poussière interstellaire se déplace dans la Galaxie et comment elle se conserve dans le sol lunaire.
La principale différence de cette approche par rapport aux projets SETI classiques réside dans l'objet de la recherche. Les scientifiques ne visent pas à trouver des signaux radio ou des signes de civilisations existantes, mais des traces matérielles de technologies laissées par des civilisations anciennes et déjà disparues.

















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