Tournant historique aux États-Unis : accord signé entre Israël et le Liban

Une nouvelle politique très attendue et cruciale en provenance du Moyen-Orient ! Israël et le Liban, qui n'avaient pas de relations diplomatiques officielles depuis 1948 et étaient juridiquement considérés comme étant en état de guerre, se sont retrouvés à Washington, sous la médiation des États-Unis, pour signer un accord-cadre (de principe) officiellement.
Ce document, signé le 26 juin, est considéré comme la première étape majeure vers la paix et la sécurité à long terme entre les deux pays voisins. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a souligné que cet accord constitue un fondement essentiel pour établir la stabilité dans la région.
Conditions de l'accord : d'où les troupes seront-elles retirées ?
Axios selon des sources officielles israéliennes et américaines, le plan sera mis en œuvre comme suit :
Cession des territoires : L'armée de défense d'Israël (Tsahal) retirera partiellement ses troupes de deux petites zones situées au nord et au sud du fleuve Litani dans le sud du Liban.
Contrôle de l'armée libanaise : Le contrôle de ces zones sera confié à l'armée nationale libanaise à titre de projet pilote.
Rôle des États-Unis : Les militaires américains participeront directement au processus. Ils surveilleront strictement que les combattants du groupe Hezbollah ne se réinstallent pas dans ces zones.
Réactions des parties : un accord, trois points de vue
Bien que le document ait été signé, des différences sérieuses apparaissent dans les déclarations des parties.
Israël : « Un coup dur porté à l'Iran »
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu'après l'accord, Tsahal ne quitterait pas pour l'instant totalement la « zone de sécurité » établie dans le sud du Liban. Selon lui, les militaires israéliens y resteront jusqu'à ce que le Hezbollah soit totalement désarmé.
« En fait, Israël, le Liban et les États-Unis signifient à l'Iran qu'il n'y a pas de place pour lui, ni pour le Hezbollah, ni pour toute autre force étrangère au Liban », a déclaré Netanyahu.
Liban : « Nous ne partagerons notre souveraineté avec personne »
Le président libanais Joseph Aoun a qualifié cet événement de premier pas encourageant pour le retour de ses concitoyens dans leurs maisons et sur les terres libérées, affirmant que le Liban défendra fermement sa souveraineté.
« Hezbollah » : « Une guerre civile pourrait éclater »
Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, exige le retrait sans condition des troupes israéliennes de chaque pouce du sol libanais. Le représentant du groupe, le député Hassan Fadlallah, a averti que si le gouvernement libanais tentait de mettre en œuvre cet accord, cela pourrait provoquer une guerre civile interne dans le pays.
Quelle est la prochaine étape ? Statistiques amères
Les parties prévoient d'élaborer un accord de paix final et complet sur la base de ce document dans un délai de 60 jours. La situation jusqu'à présent a été tragique. En mars de cette année, suite aux attaques du Hezbollah contre Israël avec des missiles et des drones, Israël avait lancé une opération militaire d'envergure au Liban. L'accord de cessez-le-feu annoncé le 19 juin a été rompu le jour même, entraînant de nouvelles victimes.
Conséquences de la guerre en chiffres :
Au Liban :
À la suite des frappes israéliennes, plus de 3 900 personnes ont péri (données du ministère libanais de la Santé). En Israël :
Au cours des combats, 32 militaires et 4 civils ont été victimes. L'arrêt des opérations militaires au Liban est l'une des conditions fondamentales pour résoudre diplomatiquement le conflit majeur entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Le temps dira si une paix réelle s'installera dans la région au cours des 60 prochains jours.
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