Vladimir Poutine annonce de nouvelles exigences strictes en matière de migration

Vladimir Poutine annonce de nouvelles exigences strictes en matière de migration

La Fédération de Russie a fait des déclarations politiques importantes concernant la migration de travail, alliant revenus substantiels, restrictions sévères et vagues d'expulsions. En recevant le rapport d'Andreï Kikot, chef du service des migrations du ministère de l'Intérieur, le président Vladimir Poutine a souligné que si l'attraction de main-d'œuvre étrangère est cruciale pour l'économie russe, les intérêts de la population locale doivent primer. Bien que le gouvernement ait expulsé près de 100 000 migrants récemment, la migration légale a rapporté un montant record de 321 milliards de roubles au budget. Le président a ordonné une refonte du système d'embauche, imposant un « cycle fermé » pour les travailleurs. Combien de ces 100 000 migrants ont été expulsés de force ? Quels budgets profitent le plus des brevets ? Comment fonctionnera la règle « domicile-travail-domicile » ? À la fin de cet article, nous détaillons les nouvelles obligations imposées aux employeurs et les exigences linguistiques.

100 000 expulsions et 321 milliards de roubles de revenus

Andreï Kikot, chef du service des migrations du ministère de l'Intérieur, a révélé ces chiffres lors d'une réunion tenue à la veille du 11 septembre, journée des employés du système :

  • Expulsions à grande échelle : Environ 100 000 migrants ont été expulsés du territoire russe, dont 75 000 par décision judiciaire et forcée des forces de l'ordre ;

  • Croissance du marché légal : Malgré les restrictions, la part de la migration de travail légale est passée de 45 % à 50 %, un indicateur jugé positif ;

  • Recettes budgétaires records : Au cours des 18 derniers mois, l'État a généré 321 milliards de roubles de revenus nets grâce aux processus migratoires (une hausse de 30 %) ;

  • Avantages des brevets : Vladimir Poutine a noté que l'essentiel de ces revenus provient des paiements de brevets, dont plus de 60 milliards de roubles versés au budget fédéral et 250-260 milliards directement aux budgets régionaux.

« C'est une somme considérable. Mais le plus important pour nous est que le processus soit culturellement encadré et que les intérêts de nos citoyens soient protégés en priorité », a souligné le président russe.

« Domicile-travail-domicile » : Nouvelles obligations strictes pour les employeurs

Vladimir Poutine a chargé le gouvernement d'élaborer des exigences spécifiques pour la préparation des travailleurs étrangers avant leur arrivée en Russie et le contrôle de leurs déplacements :

  • Obligation de logement pour l'employeur : Les grandes et moyennes entreprises devront désormais fournir des dortoirs spécialisés aux travailleurs étrangers qu'elles recrutent ;

  • Transfert obligatoire vers le lieu de travail : Les entreprises seront tenues de transporter les travailleurs du dortoir au lieu de travail et inversement via des moyens de transport dédiés ;

  • Cycle de contrôle fermé : Pour éviter que les migrants ne circulent librement en ville, le système « domicile-travail-domicile » sera instauré, et à la fin du contrat, ils seront renvoyés dans leur pays de manière organisée.

Exigences en matière de langue et de préparation culturelle

Le dirigeant russe a évoqué les dialogues avec les pays d'origine des migrants, affirmant qu'ils sont également intéressés par cette initiative :

  • Préparation dans le pays d'origine : Le système de formation professionnelle et juridique des citoyens étrangers avant leur départ pour la Russie sera élargi ;

  • Langue russe et enseignants : La maîtrise du russe par les migrants et leurs enfants devient un critère obligatoire ; le besoin d'augmenter le nombre d'enseignants a été souligné ;

  • Ordre intérieur et sécurité : Selon le président, sans maîtrise de la langue et compétences culturelles, il est impossible de créer un environnement migratoire sûr.

Une nouvelle ère pour la migration de travail : La liberté de mouvement sera-t-elle limitée ?

Ces directives marquent le début d'une nouvelle ère dans la politique migratoire russe. Bien que les revenus des brevets soient cruciaux pour les régions, l'État privilégie la sécurité et le climat politique intérieur. Si le système de « cycle fermé » est mis en œuvre, la recherche indépendante d'emploi et de logement sera limitée, imposant un travail sous contrôle strict des entreprises. Cela signifie que les mesures contre les travailleurs sans papiers seront encore plus sévères.

Pensez-vous que le système de « cycle fermé » et l'obligation de logement garantissent la sécurité des migrants ou restreignent excessivement leur liberté ? Partagez vos réflexions en commentaires et partagez cette analyse avec vos proches travaillant en Russie !

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