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Un pas vers le soleil artificiel : l'aimant d'ITER refroidi à -269 degrés

Un pas vers le soleil artificiel : l'aimant d'ITER refroidi à -269 degrés

Les ingénieurs du projet international de fusion ITER ont entamé l'une des étapes les plus cruciales de la préparation du réacteur : le test des aimants supraconducteurs. Au sein de la Magnet Cold Test Facility, la première bobine de champ toroïdal massive de 330 tonnes a été refroidie avec succès à sa température de fonctionnement de 4 Kelvin (-269 °C). C'est seulement quelques degrés au-dessus du zéro absolu. Comme le rapporte Ixbt.com indique .

L'objectif principal des tests est de garantir le fonctionnement impeccable du système magnétique avant son installation finale à l'intérieur du réacteur. La vérification de chaque aimant prend de quatre à six mois. Au cours de ce processus, les spécialistes appliquent des courants allant jusqu'à 68 kA aux bobines pour simuler leurs futurs modes de fonctionnement. Ce système magnétique sert à confiner le plasma chauffé à des dizaines de millions de degrés à l'intérieur du réacteur.

Le projet ITER utilise 18 énormes bobines de champ toroïdal en forme de D, six bobines poloïdales et six modules de solénoïde central. L'ensemble du système a une capacité de stockage d'énergie allant jusqu'à 51 GJ. Les aimants sont fabriqués à partir d'alliages de niobium-étain et de niobium-titane, qui perdent presque toute résistance électrique lorsqu'ils sont refroidis à l'hélium liquide. Cela permet de créer des champs magnétiques puissants avec une consommation d'énergie minimale.

L'état de supraconductivité nécessite des conditions très précises. Si la température ou le courant dépasse les limites autorisées, le phénomène de « quench » — une perte soudaine de supraconductivité et une libération importante de chaleur — peut se produire. Par conséquent, les tests vérifient également la capacité des systèmes de sécurité à détecter de tels événements en une fraction de seconde.

Le directeur général d'ITER, Pietro Barabaschi, a souligné que cette approche aide à réduire les risques avant l'assemblage final du réacteur. Cette expérience sert de base non seulement au projet ITER, mais aussi aux futures centrales à fusion commerciale en cours de développement dans le monde entier.

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