La NASA modifie son plan de station lunaire et transfère des technologies à la surface de la Lune

La National Aeronautics and Space Administration (NASA) des États-Unis modifie radicalement sa stratégie lunaire et réoriente vers la construction d’infrastructures directement à la surface de la Lune les technologies initialement conçues pour la station orbitale Gateway. Ces changements sont importants, car ils pourraient permettre de créer à terme une base permanente près du pôle Sud lunaire et de soutenir des expéditions de longue durée. Ixbt.com rapporte cette information.
Northrop Grumman et les nouvelles missions lunaires
Selon ixbt.com, Northrop Grumman a commencé à adapter à la surface de la Lune des technologies initialement destinées au module d’habitation HALO du projet Gateway. Le 4 août, l’entreprise a annoncé préparer 3 missions spéciales baptisées Lunar Infrastructure Demo (LID). Ces missions achemineront à la surface lunaire des systèmes d’alimentation électrique, de transmission de données et d’interfaces mécaniques.La mission principale du programme LID est de tester la capacité de ces systèmes à fonctionner dans des conditions extrêmement difficiles, notamment pendant la nuit lunaire rigoureuse et dans des zones plongées dans l’ombre pendant de longues périodes. Northrop Grumman prévoit de tester les technologies d’alimentation électrique, de thermorégulation, de contrôle autonome et de communication, puis de les mettre à l’échelle. Les dates de lancement et les caractéristiques précises des atterrisseurs n’ont pas encore été divulguées.
La NASA souhaite intégrer ces charges utiles à la première phase de son programme de base lunaire, prévue d’ici 2029. Les missions seront réalisées dans le cadre du programme Commercial Lunar Payload Services (CLPS), qui fait appel à des entreprises commerciales. Malgré les problèmes de corrosion rencontrés par certains éléments du module HALO, les spécialistes de Northrop travaillent à la réutilisation de ces technologies.
Évolutions du système Canadarm3 du Canada
Les États-Unis ne sont pas les seuls à revoir leurs plans : leurs partenaires internationaux le font également. Le 6 août, l’Agence spatiale canadienne (ASC) a annoncé que le système robotique Canadarm3, développé pour Gateway, pourrait désormais être adapté non seulement aux missions lunaires, mais aussi aux stations commerciales en orbite terrestre basse.MDA Space, qui développe le système Canadarm3, avait signé en 2024 un contrat d’un montant de 1 milliard de dollars canadiens, soit environ 717 millions de dollars américains. Après les changements apportés au programme américain, les possibilités d’utiliser cette robotique à la surface de la Lune sont également étudiées, même si son architecture précise n’a pas encore été entièrement définie.
À ce stade, la NASA ne parle pas encore de construire une base lunaire prête à l’emploi ni de ses échéances précises. Elle transfère plutôt les développements existants d’une station orbitale vers des infrastructures au sol. Les premiers essais de Northrop Grumman et d’autres contractants serviront de fondation aux futurs grands projets spatiaux et au séjour prolongé de l’humanité sur la Lune.

















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