Les « Services publics » alerteront immédiatement en cas de souscription d'un crédit

Les « Services publics » alerteront immédiatement en cas de souscription d'un crédit

En Russie, un système d'alerte rapide devrait être mis en place lorsqu'un crédit ou un microcrédit est souscrit au nom d'un citoyen. La Douma d'État a adopté le projet de loi correspondant en troisième et dernière lecture.

Selon la nouvelle procédure, les informations sur le crédit seront envoyées via le portail des « Services publics » sous forme de notification push ou de SMS. Cela permettra aux citoyens de détecter rapidement si un prêt a été contracté en leur nom sans leur consentement.

La notification doit arriver dans les 45 minutes

Le projet de loi fixe des délais précis pour la transmission des informations après la souscription d'un crédit.

La banque ou l'organisation de microfinance sera tenue d'envoyer ces informations au bureau des antécédents de crédit dans les 30 minutes suivant la signature du contrat de prêt.

Le bureau des antécédents de crédit, après réception des données, devra informer l'emprunteur via le portail des « Services publics » dans un délai de 15 minutes.

Ainsi, si tout le processus fonctionne comme prévu, un citoyen pourra être informé d'un crédit souscrit à son nom en 45 minutes au maximum.

Sous quelle forme la notification sera-t-elle envoyée ?

L'avertissement concernant le contrat de crédit sera envoyé en fonction des paramètres de l'utilisateur sur les « Services publics ».

Notification :

  • notification push via l'application mobile ;

  • peut arriver sous forme de SMS sur le numéro de téléphone.

Il est prévu qu'elle contienne les informations principales sur le crédit souscrit. Cela permettra au citoyen de vérifier rapidement s'il a lui-même signé le contrat ou si une autre personne a agi en son nom.

Si un crédit frauduleux est détecté, il est possible de l'annuler

Si un citoyen découvre qu'un crédit a été souscrit sans son consentement, il pourra bénéficier d'une « période de réflexion ».

Pendant cette période, l'utilisation des fonds de crédit sera limitée et la personne pourra prendre des mesures pour annuler le contrat suspect.

La période de réflexion dépend du montant du crédit :

  • au moins quatre heures ;

  • au maximum 48 heures.

Ce mécanisme vise à empêcher les fraudeurs de transférer rapidement les fonds de crédit vers d'autres comptes bancaires.

« Un obstacle supplémentaire pour les fraudeurs »

L'un des auteurs de l'initiative, Anatoly Aksakov, président du comité du marché financier de la Douma d'État, a déclaré que le nouveau système réduirait les cas de crédits souscrits secrètement au nom des citoyens.

« Cette mesure constituera un obstacle supplémentaire pour empêcher les fraudeurs de contracter des crédits au nom d'autrui », a-t-il déclaré.

Aksakov a souligné que le système de notification fonctionnera en conjonction avec d'autres outils de lutte contre la fraude financière.

Parmi eux figurent l'auto-interdiction de contracter des crédits, la période de réflexion, le service de « seconde main » et le bouton d'alerte spécial sur les « Services publics ».

Quand la loi entrera-t-elle en vigueur ?

Le projet prévoit l'entrée en vigueur de la nouvelle procédure au 1er octobre 2027.

D'ici là, un échange d'informations rapide devra être mis en place entre les banques, les organisations de microfinance, les bureaux d'antécédents de crédit et le portail des « Services publics ».

L'objectif principal de la loi est de montrer au citoyen le plus rapidement possible l'action financière effectuée en son nom. Si le système fonctionne comme prévu, les victimes seront informées du crédit dès la signature du contrat, et non après la demande de remboursement.

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