Les satellites apprennent à se déplacer sans carburant : une nouvelle technologie magnétique

Des ingénieurs de l'Université du Kentucky ont démontré une technologie qui pourrait permettre aux futurs satellites de maintenir une position relative précise sans moteurs ni consommation de carburant. Dans une expérience en laboratoire, trois appareils ont maintenu leur formation en interagissant uniquement par le biais de champs magnétiques. Cette recherche, soutenue par la NASA et la U.S. National Science Foundation, devrait être publiée dans le numéro de septembre 2026 de la revue Aerospace Science and Technology. C'est ce que rapporte Ixbt.com .
La technologie appartient au domaine du vol en formation électromagnétique (EMFF), l'idée principale étant d'équiper chaque satellite de bobines électromagnétiques. Lorsqu'un courant circule, elles génèrent des champs magnétiques qui interagissent avec les champs des appareils voisins. En conséquence, les satellites peuvent s'attirer ou se repousser sans contact physique ni allumage de propulseurs. Auparavant, de tels systèmes n'étaient envisagés que pour deux appareils, car le processus de contrôle devenait trop complexe avec l'augmentation du nombre de participants.
Les auteurs de ces nouveaux travaux ont proposé d'utiliser des champs magnétiques alternatifs. Au lieu d'un courant continu, les bobines sont alimentées par des signaux sinusoïdaux de fréquences différentes. Les satellites n'interagissent que s'ils utilisent la même fréquence. Cette approche permet de se passer d'un contrôleur central unique : chaque appareil prend des décisions uniquement sur la base des informations concernant ses voisins les plus proches, ce qui facilite le déploiement du système pour de grands groupes.
Pour vérifier le concept, les chercheurs ont créé un dispositif expérimental composé de trois modules mobiles équipés d'un microcontrôleur Arduino Due, de capteurs de distance laser et d'un système de communication sans fil. Lors des tests, le système a réussi à atteindre la configuration cible en moins de 30 secondes. L'erreur moyenne de maintien de la formation était inférieure à un millimètre, ce qui correspondait parfaitement aux résultats de la modélisation informatique.















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