Présentation du projet d'étude du trou noir le plus proche de la Terre

Présentation du projet d'étude du trou noir le plus proche de la Terre

Cosimo Bambi, chercheur à l'Université Fudan de Shanghai, a publié des calculs concernant la toute première mission spatiale interstellaire de l'histoire de l'humanité. Selon ixbt.com, le trou noir isolé le plus proche pourrait se situer à seulement 7 parsecs (environ 23 années-lumière) du système solaire. Si un tel corps céleste est effectivement découvert, il sera possible de l'étudier au cours d'une seule vie humaine. C'est ce que rapporte Ixbt.com rapporte .

L'objectif principal de l'expédition scientifique est d'effectuer des mesures directes à proximité de l'horizon des événements du trou noir et de tester la théorie de la relativité générale d'Albert Einstein dans des conditions de champs gravitationnels intenses. Selon les calculs de l'auteur, ce vol fournira des résultats plusieurs fois plus précis que les observatoires à rayons X et les détecteurs d'ondes gravitationnelles modernes.

Solutions techniques pour le vol interstellaire

Les fusées traditionnelles actuelles sont inaptes à parcourir une telle distance, car il leur faudrait des milliers d'années pour atteindre les étoiles. Il est plutôt suggéré d'utiliser une nanoseonde ultra-légère pesant environ 1 gramme, dotée d'une voile photonique diélectrique en métamatériau. Un dispositif laser puissant devrait accélérer cet appareil à un tiers de la vitesse de la lumière en seulement 17 minutes.

Selon les experts, le principal défi technique réside dans l'absence d'une méthode pour freiner l'appareil près de sa destination. Par conséquent, comme scénario alternatif, il est prévu non pas de se mettre en orbite, mais de survoler le trou noir à très haute vitesse tout en collectant un maximum de données scientifiques pour les transmettre vers la Terre. L'ensemble du processus, y compris la transmission des données, prendra 80 à 100 ans.

Perspectives d'avenir et coopération internationale

  • Les recherches montrent qu'il existe entre 100 millions et 1 milliard de trous noirs stellaires dans la Voie lactée.
  • Environ 92 % de ces objets sont isolés et ne peuvent être détectés que par leur rayonnement lors de l'absorption de gaz dans les nuages interstellaires locaux.
  • Les scientifiques envisagent de lancer plusieurs sondes à la suite : le premier groupe affinerait les paramètres de l'objet, tandis que le suivant passerait beaucoup plus près de l'horizon.
Actuellement, il n'existe ni sondes compactes capables de fonctionner dans l'espace pendant des décennies, ni de systèmes laser dotés de la puissance requise. Cependant, selon l'auteur, de telles technologies pourraient voir le jour dans les 20 à 30 prochaines années. Des groupes de travail internationaux sont déjà constitués pour développer le programme scientifique et les systèmes de communication, et la première grande réunion est prévue pour l'été 2027.

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