Des scientifiques stupéfaits : la vie est-elle apparue deux fois sur Terre ?

Des scientifiques stupéfaits : la vie est-elle apparue deux fois sur Terre ?

Une équipe internationale de scientifiques dirigée par des biologistes de l’Université Heinrich-Heine de Düsseldorf a revisité les théories sur l’apparition de la vie sur Terre. Science Advances Selon une étude publiée dans la revue Science Advances, le passage de la matière inerte aux organismes vivants pourrait s’être produit indépendamment dans les deux grandes branches de la vie : les bactéries et les archées.

Selon le biologiste William Martin, l’un des auteurs de l’étude, certaines enzymes essentielles des bactéries et des archées ne sont pas liées sur le plan évolutif. Les scientifiques avancent donc que, bien que le code génétique ait une origine unique, les formes de vie libres auraient pu se former par deux voies indépendantes.

Au cours de leurs recherches, les scientifiques ont analysé la structure des protéines des principales enzymes métaboliques présentes dans les génomes des bactéries et des archées. Les résultats indiquent que l’ancêtre commun hypothétique de toutes les cellules, appelé LUCA ne possédait des enzymes que pour une partie des réactions métaboliques ; les autres processus auraient été réalisés grâce aux métaux présents dans l’environnement de l’époque, probablement dans les sources hydrothermales.

Les scientifiques ont également distingué quatre étapes dans le développement de la catalyse au cours de la formation de la vie. Au début, les réactions dépendaient des métaux présents dans l’environnement extérieur. Par la suite, les protocellules ont progressivement développé leurs propres enzymes et, finalement, n’ont plus eu besoin de catalyseurs externes. Selon les spécialistes, c’est après cette étape que les bactéries et les archées sont devenues indépendamment des organismes vivant librement.

La biologiste Natalya Mrnyaivach souligne que les bactéries et les archées ont créé indépendamment des enzymes remplissant la même fonction, mais dont la structure est complètement différente. Cela montre une fois de plus que leur évolution a pu se dérouler séparément.

Les chercheurs ont également proposé un mécanisme alternatif susceptible d’avoir remplacé la molécule d’ATP dans les processus chimiques antérieurs à la biologie. Ils ont découvert que des réactions de phosphorylation impliquant du phosphite et du palladium pouvaient se produire naturellement en milieu aqueux. Selon les scientifiques, cette découverte pourrait simplifier davantage la compréhension des premières étapes de la vie et aider à répondre à de nouvelles questions.

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