Un tribunal américain inflige une amende à Meta pour la sécurité des enfants

Jeudi, un tribunal de l’État du Nouveau-Mexique, aux États-Unis, a condamné Meta à verser une amende supplémentaire de 567 millions de dollars dans une affaire liée aux effets nocifs et au caractère addictif des réseaux sociaux. Cette décision constitue une étape importante dans les grandes procédures visant à protéger les mineurs et à responsabiliser les géants de la technologie. Selon Techcrunch.com rapporte ixbt.com,
cette somme, ajoutée à l’amende de 375 millions de dollars infligée en mars, porte le montant total que l’entreprise devra payer à 942 millions de dollars. Le tribunal a également exigé des changements majeurs dans le fonctionnement des plateformes de Meta au sein de l’État.
Nouvelles restrictions imposées aux plateformes
Conformément à la décision, l’entreprise doit cesser d’afficher le nombre de mentions J’aime sur ses réseaux ou ne le faire qu’avec l’autorisation d’un parent ou d’un tuteur. En outre, les notifications push destinées aux utilisateurs mineurs de l’État devront être suspendues temporairement de 22:00 à 07:00.De plus, le temps consacré par les adolescents aux réseaux sociaux sera limité à 90 heures par mois, soit environ trois heures par jour. La décision souligne que de nombreux habitants du Nouveau-Mexique sont exposés, en raison des produits de Meta, à des risques d’exploitation sexuelle, à des perturbations de leur parcours scolaire et à des problèmes de santé mentale.
Réactions des parties et procédures judiciaires
Bien que le juge ait reconnu que Meta n’était pas l’unique cause de la crise de santé mentale chez les jeunes de l’État, il a souligné que ses plateformes y jouaient un rôle important. Il a déclaré que l’entreprise représentait un grave danger pour le public dans l’État et qu’elle devait y remédier.Selon le procureur général du Nouveau-Mexique, Raul Torrez, Meta savait depuis des années que ses plateformes nuisaient aux enfants, mais privilégiait les bénéfices et les indicateurs d’engagement au détriment de la sécurité. En réponse, le porte-parole de Meta, Andy Stone, a annoncé que l’entreprise ferait appel.
Cette décision intervient après une autre procédure engagée à Los Angeles en mars, qui condamnait le caractère addictif des réseaux sociaux. Parallèlement, Meta fait face à plusieurs poursuites dans d’autres régions des États-Unis, dont une action collective majeure réunissant 33 États.

















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