35 coups de couteau : le criminel qui a bouleversé le Kazakhstan condamné

Photocollage : smartnews.kz
du Kazakhstan Le procès concernant le meurtre de Nuray Serikbay, 21 ans, qui avait bouleversé tout le pays, s’est achevé à Chimkent et le verdict maximal a été rendu contre l’accusé.
Le tribunal pénal de Chimkent a reconnu Sherkhan Aïmakhan, 28 ans, coupable de ce crime atroce et lui a condamné à la réclusion à perpétuité comme peine.
Trois chefs d’accusation et des millions de tenges d’indemnisation
Lors de l’audience présidée par le juge Samiddin Temiraliev, Aïmakhan a été reconnu coupable de trois infractions graves du Code pénal de la République du Kazakhstan :
Article 125-1 : « Mariage forcé » ;
Article 115-1 : « Harcèlement criminel » (poursuite systématique et imposée) ;
Article 99, partie 2, paragraphe 5 : « Meurtre avec une cruauté particulière »
Outre la réclusion à perpétuité, le tribunal a condamné l’accusé à verser à la famille de la victime, au titre du préjudice moral, 25 millions de tenges (environ 54 000 dollars), ainsi qu’au titre du préjudice matériel, 5 millions de tenges (environ 11 000 dollars) d’indemnisation.
Un refus, un enlèvement et 35 coups de couteau
Le drame s’est produit dans la soirée du 11 janvier 2026 à Chimkent, près du domicile de Nuray Serikbay. Aïmakhan avait auparavant demandé la jeune femme en mariage, mais après son refus, il l’a enlevée de force. Bien que ses proches l’aient ramenée chez elle et aient contacté la police, aucune enquête pénale n’avait alors été ouverte.
Le jour du crime, Aïmakhan a de nouveau poursuivi la jeune femme et lui a porté sauvagement 35 coups de couteau. La victime est morte sur les lieux des suites de ses graves blessures. Le criminel a été arrêté deux jours plus tard, à 10 kilomètres de la ville.
L’intervention de Tokaïev et les démissions dans la police
Après cette tragédie, une vaste vague d’indignation publique a traversé le pays. Le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, est intervenu personnellement et a ordonné une enquête sur l’inaction de la police de Chimkent.
Après l’ordre présidentiel :
le chef de la police de Chimkent et son premier adjoint ont été relevés de leurs fonctions ;
une enquête pénale pour négligence dans l’exercice de leurs fonctions a été ouverte contre plusieurs policiers qui avaient ignoré la plainte de la jeune femme.
La version de l’« état d’affect » rejetée
L’expertise médico-psychiatrique réalisée le 30 avril avait conclu que Sherkhan Aïmakhan jouissait pleinement de ses facultés mentales. Malgré cela, l’accusé n’a pas reconnu sa culpabilité. Au tribunal, il a affirmé que Nuray l’avait poignardé la première et qu’il était alors tombé dans un état d’affect. Le tribunal a toutefois rejeté cette version, la jugeant contraire aux déclarations recueillies lors de l’enquête préliminaire.
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