Vint Cerf, l'un des pères fondateurs d'Internet, crée un nouveau standard pour les agents d'IA

Vint Cerf, ingénieur légendaire et l'un des créateurs des protocoles Internet (TCP/IP), a rejoint un nouveau projet qui devrait transformer l'avenir du réseau mondial. Malgré la fin de ses 20 ans de carrière chez Google, l'expert de 81 ans continue de façonner le monde numérique. Il a rejoint Innovation Labs en tant que conseiller pour travailler sur l'identification et la sécurité des agents d'intelligence artificielle (AI) sur l'Internet ouvert. C'est ce que rapporte Techcrunch.com rapporte .
Aujourd'hui, la plupart des agents d'AI opèrent au sein d'écosystèmes fermés. Cependant, selon TechCrunch, il est prévu que ces systèmes autonomes circulent librement sur Internet et interagissent directement entre eux dans un avenir proche. Innovation Labs vise précisément à réguler ce processus, c'est-à-dire à identifier chaque agent et à établir la responsabilité de ses actions.
DNSid : Un passeport numérique pour les agents
Dans le cadre du projet, un nouveau standard appelé DNSid est proposé. Ce système lie chaque agent d'AI à un domaine Internet spécifique et confirme son enregistrement à l'aide de preuves cryptographiques. À l'instar du système de passeport pour les humains, cela permet de déterminer, dans le monde numérique, à qui appartient chaque agent et quels sont ses droits.Vint Cerf souligne que le plus grand défi actuel est la question de la confiance. « Quelles sont les autorisations des agents d'AI, d'où proviennent-elles et qui est responsable de leurs actions ? » sont des questions qui restent en suspens. Le nouveau standard vise à apporter une solution technique à ces interrogations. Cela est également pertinent pour les pays développant leur économie numérique, car il est inévitable que les systèmes commerciaux locaux collaborent avec des agents d'AI internationaux à l'avenir.
Le chemin difficile vers un standard unique
Actuellement, diverses entreprises proposent leurs propres méthodes d'identification, mais leur manque d'interopérabilité constitue un obstacle majeur. Cerf compare cette situation aux débuts d'Internet. À l'époque, les différents réseaux ne pouvaient pas se connecter entre eux ; ce n'est qu'après l'introduction du protocole TCP/IP unique que l'Internet mondial a vu le jour.Innovation Labs et ses partenaires testent actuellement ce standard avec plusieurs géants de la technologie. Si DNSid réussit, il deviendra une nouvelle couche d'Internet. Dans cette couche, non seulement les humains, mais aussi des millions de programmes autonomes pourront conclure des accords et échanger des données de manière sécurisée et transparente.
Selon Vint Cerf, cette période est à la fois passionnante et complexe. La fonctionnalité des agents d'AI est si puissante qu'une forte pression de la part des utilisateurs et des entreprises sera nécessaire pour les encadrer et les réguler. En fin de compte, seul le standard le plus pratique et le plus universel survivra.

















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