Des physiciens observent pour la première fois l'effet Magnus dans la lumière

Des physiciens observent pour la première fois l'effet Magnus dans la lumière

Un groupe international de chercheurs a observé pour la première fois l'analogue optique de l'effet Magnus au niveau d'un ion unique. Selon ixbt.com, lors de l'étude de l'interaction entre un rayonnement laser fortement focalisé et un atome individuel, un phénomène théoriquement prédit a été mesuré en pratique, ce qui est crucial pour le futur développement d'ordinateurs quantiques de haute précision. C'est ce que rapporte Ixbt.com.

L'effet Magnus, bien connu des cours de physique classique, se manifeste par la courbure de la trajectoire d'une balle en rotation. Cela provoque une déviation latérale due aux forces agissant autour de l'objet. Bien que l'existence d'un analogue optique ait été prédite théoriquement, son observation directe au niveau atomique n'avait jamais été réalisée auparavant. La nouvelle expérience a permis de confirmer ces théories en pratique.

Processus expérimental et résultats obtenus

Au cours de l'expérience, les scientifiques ont utilisé un ion de calcium-40 maintenu presque immobile par un piège électromagnétique. Un faisceau laser fortement focalisé d'une longueur d'onde de 729 nanomètre a été dirigé vers lui, le faisceau étant déplacé progressivement par rapport à l'ion. L'ion a agi comme un capteur microscopique pour déterminer la structure du champ lumineux.

Les chercheurs ont mesuré la probabilité de transition entre les différents états quantiques de l'ion en fonction de sa position par rapport au faisceau lumineux. Il s'est avéré que le point d'interaction maximale ne correspondait pas au point attendu basé sur la distribution de l'intensité lumineuse. Le décalage observé pour deux transitions quantiques différentes était respectivement de 240 et 463 nanomètre, ce qui correspond presque parfaitement aux calculs théoriques.

Importance pour les technologies quantiques

L'émergence de ce phénomène est liée à la structure électromagnétique complexe de la lumière fortement focalisée. Dans de telles conditions de focalisation, la composante longitudinale du champ électrique et les variations spatiales de la polarisation jouent un rôle décisif. Dans les modèles de faisceaux laser simples, ces facteurs peuvent généralement être ignorés.

Pour les ordinateurs quantiques, l'importance pratique de cette découverte est majeure. Dans les processeurs quantiques à ions, les lasers servent à contrôler l'état des qubits individuels. Les décalages spatiaux et l'inhomogénéité de la polarisation couplent l'état quantique interne de l'ion à son mouvement, ce qui peut introduire des erreurs supplémentaires lors de l'exécution des opérations.

Cependant, les scientifiques estiment que cet effet pourrait également ouvrir de nouvelles opportunités. À l'avenir, il est envisagé d'utiliser ces forces optiques pour améliorer l'interaction entre les qubits ioniques et réaliser des opérations quantiques plus complexes. L'expérience actuelle a permis d'établir une carte détaillée de l'interaction complexe entre la lumière et l'atome.

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