La planète Terre est devenue un immense détecteur à la recherche de matière noire

Ixbt.com rapporte .
Les axions sont des particules hypothétiques ultralégères qui interagissent presque pas avec la matière ordinaire et la traversent sans entrave. S’ils existent, ils pourraient constituer environ 85 % de la masse invisible de l’Univers, impossible à détecter par les instruments, mais qui se manifeste par la gravité. Selon la théorie, lorsque les axions traversent la Terre, ils devraient interagir avec le champ magnétique global de la planète et produire des ondes électromagnétiques de basse fréquence.
Une nouvelle méthode et une analyse rigoureuse
Selon ixbt.com, au lieu de construire de nouveaux appareils coûteux, les chercheurs se sont appuyés sur les données existantes de l’observatoire d’Eskdalemuir, dans le sud de l’Écosse. Ce centre a enregistré les oscillations du champ magnétique à une fréquence de 100 mesures par seconde, de septembre 2012 à novembre 2022. L’immense base de données obtenue a été divisée en 9909 segments de huit heures, dans lesquels les chercheurs ont recherché des pics stables à une fréquence constante, caractéristiques des axions.Lors du premier filtrage, plus de 800 candidats ont été trouvés. Leur présence a ensuite été vérifiée non seulement sur l’ensemble de la période, mais aussi dans chaque observation, ce qui a réduit leur nombre à 375. À l’étape suivante, les fréquences fixes suspectes produites par les systèmes électroniques ont été exclues, laissant 65 signaux. Toutefois, leur réalité ne peut pas être confirmée à partir des données d’un seul site, car un tel signal doit être enregistré simultanément par des magnétomètres situés dans différentes régions de notre planète.
Résultats scientifiques et perspectives
Dans les régions où aucun signal fiable n’a été détecté, les auteurs ont calculé la limite supérieure de la force d’interaction des axions avec les photons. Pour une masse d’environ 3×10^-14 électronvolt, cette valeur s’est révélée être le résultat le plus contraignant parmi toutes les mesures directes dans cette plage. Elle est 100 fois plus précise que le résultat de l’expérience CAST menée en Europe.Le principal avantage de cette approche est qu’elle ne repose pas sur des hypothèses complexes concernant des amas de galaxies lointains, mais uniquement sur des conditions terrestres reproductibles. Les observations sont renforcées par l’effet des résonances de Schumann, des oscillations électromagnétiques globales entre la surface terrestre et l’ionosphère. À l’étape suivante, les scientifiques prévoient de vérifier ces 65 candidats à l’aide des données d’autres observatoires du monde entier.

















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