La course à l'intelligence artificielle prime sur l'écologie : Meta quitte l'alliance RE100

La société Meta, l'un des géants technologiques mondiaux, a quitté l'alliance climatique internationale RE100 après 10 ans de partenariat. Cette décision est liée aux projets de l'entreprise visant à construire d'immenses centres de données pour développer ses systèmes d'intelligence artificielle (AI) et à les alimenter en énergie via des centrales à gaz traditionnelles. Cette situation a remis sur le tapis le conflit entre le progrès technologique et la durabilité environnementale. C'est ce que rapporte Ixbt.com rapporte .
Fondée par l'organisation Climate Group, l'initiative RE100 exige de ses membres que 100 % de l'électricité consommée provienne de sources renouvelables (EnR). Cependant, le projet de Meta de construire un immense centre de données AI nommé Hyperion en Louisiane, d'une valeur de plus de 200 milliards de dollars, est allé à l'encontre de ces exigences. Le projet prévoit la construction de 10 centrales au gaz pour alimenter le complexe.
Pénurie d'énergie et projets gaziers
Selon ixbt.com, Meta exige plus de 7 GW de puissance rien que pour le projet Hyperion. En outre, l'entreprise a signé un accord pour construire une centrale à gaz séparée d'une capacité de 200 MW dans l'Ohio. Il est souligné qu'il est très complexe et coûteux de couvrir un tel besoin énergétique massif uniquement par des stations solaires ou éoliennes dans les conditions technologiques actuelles.Les représentants de Meta affirment mener leurs activités entièrement grâce à l'énergie verte depuis 2021. Pour cela, l'entreprise utilise des certificats environnementaux spéciaux. Selon ce système, l'entreprise finance la production d'énergie renouvelable dans d'autres régions pour un montant égal à l'énergie traditionnelle qu'elle consomme. Cependant, les experts de Climate Group ont déclaré qu'en raison de l'ampleur des nouveaux projets gaziers, l'entreprise ne répond plus aux critères de RE100.
Selon les analystes, la puissance de calcul nécessaire pour entraîner et utiliser les modèles d'intelligence artificielle croît en progression géométrique. Cela contraint non seulement Meta, mais aussi d'autres géants de la tech comme Google et Microsoft à réévaluer leurs engagements environnementaux. Les sources d'énergie renouvelable ne peuvent pas encore garantir pleinement un fonctionnement stable et continu de l'infrastructure AI.
Actuellement, Meta affirme continuer à couvrir toute sa consommation d'énergie par des certificats. Mais les experts ont critiqué cette approche. L'achat de certificats ne change pas la source exacte d'alimentation d'un objet donné, mais constitue simplement un mécanisme de compensation financière. La construction directe de centrales à gaz augmentera sans aucun doute la quantité de dioxyde de carbone rejetée dans l'atmosphère.
Cet événement est également un signal important pour des pays comme l'Ouzbékistan, qui développent en parallèle l'économie numérique et l'énergie verte. Trouver des sources d'énergie durables pour les grands centres de données qui seront construits dans notre pays à l'avenir deviendra une tâche stratégique. Comme le montre l'exemple de Meta, même les sociétés les plus riches préfèrent souvent la première option lorsqu'il s'agit de choisir entre la suprématie technologique et la propreté écologique.

















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