La Chine construit un laboratoire spécial pour étudier le sol martien

La Chine franchit une nouvelle étape majeure dans l’histoire de l’exploration spatiale en lançant la construction d’un laboratoire spécialisé de protection planétaire pour la mission Tianwen-3, destinée à rapporter sur Terre des échantillons de sol de la Planète rouge. Selon ixbt.com, cet important site scientifique fera partie du centre Deep-Space Science City, dans la province de l’Anhui, et son exploitation sera confiée au Laboratoire de recherche sur l’espace lointain (DSEL). Cette information est rapportée par Ixbt.com rapporte .
Le nouveau complexe est conçu pour assurer une double protection biologique, considérée comme l’une des mesures de sécurité les plus importantes dans l’exploration spatiale. Le laboratoire empêchera simultanément la contamination des précieux échantillons rapportés de Mars par des organismes terrestres et éliminera totalement le risque de propagation de matériaux biologiques extraterrestres potentiels dans l’environnement terrestre.
Recherche scientifique et processus de stérilisation
À l’avenir, ce complexe spécialisé permettra d’ouvrir les échantillons de sol martien, de les stériliser, de les traiter en profondeur et de les étudier sous tous les angles. Les spécialistes évalueront également les risques biologiques liés aux matériaux rapportés. Le complexe servira de base fondamentale pour soutenir les grandes missions spatiales lunaires et interplanétaires de la Chine, ainsi que pour étudier les matériaux martiens.Conformément à la feuille de route approuvée par l’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA), le lancement de la mission Tianwen-3 est prévu pour 2028. La communauté scientifique et les spécialistes s’attendent à ce que, si toutes les opérations prévues se déroulent avec succès, les échantillons de sol martien soient livrés sur Terre vers 2031.
Exigences internationales et projets futurs
Selon Li Han, directeur du département de planification stratégique du DSEL, la Chine respecte strictement, dans la mise en œuvre de ses programmes spatiaux, les exigences rigoureuses du Comité de la recherche spatiale (COSPAR) en matière de protection planétaire. Cela permettra de réduire à zéro tout risque de contamination biologique entre la Terre et Mars.L’annonce de ce laboratoire constitue la suite logique du vaste programme chinois d’exploration planétaire. Rappelons qu’en 2021, la Chine avait réussi à faire atterrir son rover martien Zhurong dans la partie sud de la plaine d’Utopia Planitia. Au cours de sa mission d’un an, l’appareil avait parcouru 1,921 mètres et recueilli d’importantes données scientifiques pour préparer la prochaine expédition.

















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