Un mauvais emplacement des centrales d'énergie renouvelable multiplie le déficit par 5

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont déterminé qu'il est stratégique de prendre en compte les changements climatiques futurs lors de la construction d'installations d'énergie renouvelable. L'étude montre que l'emplacement des centrales solaires et éoliennes affecte directement la stabilité du système. Si la conception repose uniquement sur les données météorologiques passées, le nombre de cas de pénurie d'électricité pourrait être multiplié par cinq d'ici 2050. C'est ce que rapporte Ixbt.com rapporte .
Une nouvelle méthodologie développée par les experts du MIT combine les données météorologiques avec des simulations d'infrastructures énergétiques. Ce modèle a été testé sur l'exemple des systèmes énergétiques décarbonés au Texas et en Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis. Les résultats ont montré qu'il est possible d'augmenter la résilience du système sans coûts significatifs en tenant compte des prévisions climatiques.
Changement climatique et sécurité énergétique
L'auteur principal de l'étude, le professeur Michael Howland du MIT, souligne que l'utilisation de modèles météorologiques futurs lors de l'introduction de technologies d'énergie renouvelable réduit les coûts d'adaptation. Aujourd'hui, le secteur de l'énergie est sous double pression : d'une part, la demande augmente en raison de l'intelligence artificielle (AI) et de l'électrification des transports, et d'autre part, la production dépend des caprices de la météo.Le modèle développé par les scientifiques prend en compte l'impact simultané des phénomènes météorologiques extrêmes sur divers éléments du système énergétique. Par exemple, une période climatique défavorable peut réduire simultanément la production solaire et éolienne tout en provoquant une forte augmentation de la consommation. Ces effets combinés devraient constituer le plus grand défi pour le système énergétique à l'avenir.
L'importance de l'emplacement stratégique
Selon les calculs, dans les conditions climatiques futures, les emplacements optimaux pour les installations solaires et éoliennes pourraient différer radicalement de ceux choisis sur la base de données historiques. Comme l'a souligné Qiu, l'un des auteurs de l'étude, la question n'est pas seulement de savoir quelle capacité ajouter, mais où et quand les placer. Cela est également pertinent pour des pays comme l'Ouzbékistan qui investissent massivement dans l'énergie renouvelable.Pour l'instant, cette méthodologie nécessite des modèles coûteux de haute précision, ce qui pose certaines difficultés aux opérateurs de systèmes énergétiques pour la planification quotidienne. Cependant, les scientifiques du MIT travaillent à la création de modèles plus rapides et moins chers qui pourront être utilisés dans des projets réels à l'avenir. Cela servira à assurer le fonctionnement stable des infrastructures énergétiques pendant des décennies.
Selon ixbt.com, cette étude devrait servir de guide important pour minimiser les erreurs et utiliser les ressources de manière rationnelle lors de la transition énergétique mondiale.

















Commentaires 0
…